Lyon, la force tranquille

  • Le Lou l’a emporté pour la deuxième fois de la saison à l’extérieur. Après Biarritz, il s’est imposé à Perpignan. Tout sauf un hasard.
    Le Lou l’a emporté pour la deuxième fois de la saison à l’extérieur. Après Biarritz, il s’est imposé à Perpignan. Tout sauf un hasard. Icon Sport - Icon Sport
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Le Lou l’a emporté pour la deuxième fois de la saison à l’extérieur. Après Biarritz, il s’est imposé à Perpignan. Tout sauf un hasard.

À l’ombre des implacables Bordelais et des surprenants Montpelliérains, le Lou trace humblement mais sûrement son bonhomme de chemin jusqu’aux phases finales. À Perpignan, samedi, les Lyonnais ont signé un huitième succès sur leurs neuf dernières rencontres, toutes compétitions confondues, pour s’installer provisoirement dans le top 3 et donner du relief à leur bilan comptable. “Nous sommes venus chercher le succès que l’on voulait, résume Jean-Marc Doussain. On avait coché ce déplacement sans manquer de respect à l’Usap : nous avions besoin de gagner à l’extérieur pour solidifier notre place dans les 6.” Une victoire sans gloire ni fard. La note artistique importe peu au regard de l’enjeu. “Vous ne vous êtes pas trop régalés, je pense. C’était haché, il n’y avait pas trop de rythme mais on a réussi à accélérer sur deux ou trois coups gagnants qui ont fait la différence.” Le réalisme sur les périodes d’infériorité ou supériorité numériques a également été décisif.

Même sans être en grande forme, Lyon possède le fond pour s’imposer sans trembler chez un prétendant au maintien. Au cours d’un match tout sauf inoubliable, il a ainsi émané du Lou une force tranquille à défaut de brillance. Cette maîtrise s’est exprimée à Perpignan, samedi soir, comme à Biarritz, à l'automne, pour les deux seuls succès lyonnais en déplacement. Quand Toulon, Clermont, La Rochelle, Bordeaux-Bègles ou encore le Racing 92 ont déjà chuté à Aguilera ou Aimé-Giral, les troupes de Pierre Mignoni affichent un décisif 9/10 chez les promus. Félix Lambey s’en frotte les mains : “C’est une très bonne chose, il y a beaucoup de grosses équipes qui tombent à Perpignan ou à Biarritz. Peut-être que certains pensent que ce sont des matchs plus faciles, nous, l’on savait que ce ne serait pas le cas. C’est très positif de l’avoir emporté.”

“Lima apporte beaucoup de positivité”

La performance de samedi est rehaussée par la longueur de la liste des absents, au nombre de quatorze : “C’est important de montrer que l’on a un effectif plus dense que les saisons précédentes”, souligne Kendrick Lynn. Avec Sobela en intérimaire de Cretin, Lambey en joker de luxe de Geraci ou Mayanavanua et ses 120 kilos à la place de Grand “Tao”, le Lou a pu s’appuyer sur un pack à la densité et à l’impact destructeurs. Et que dire de Lima Sopoaga, alter ego de Léo Berdeu ? Le All Black n’a pas réinventé le rugby, samedi soir, mais il a rendu une copie efficace à l’extérieur avec treize points, un drop-goal, des jeux au pied d’occupation diaboliques et une animation maîtrisée. “Je savais que ce serait compliqué au début pour lui, évoque Kendrick Lynn. C’est normal, il n’avait pas beaucoup joué depuis janvier, évoluant dans une équipe où il n’avait plus de confiance. Et puis pour les étrangers, ça prend du temps d’apprendre le style, le langage, les annonces… Mais j’avais confiance en lui. C’est un très bon mec qui apporte beaucoup de positivité et d’énergie. C’est bien pour lui d’avoir eu un match comme ça à l’extérieur.” L’ouvreur néo-zélandais et son équipe y ont trouvé leur compte.
 

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