Sanchez, le vrai retour ?

  • Nicolas Sanchez est de retour en forme sous le maillot parisien.
    Nicolas Sanchez est de retour en forme sous le maillot parisien. Icon Sport
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Le demi d’ouverture argentin ne débutera que son deuxième match de Top 14 de la saison ce vendredi. La raison n’est pas que sportive. Explications.

Aussi étrange que cela puisse paraître, Nicolas Sanchez, international argentin aux 93 sélections, ne débutera vendredi contre le Stade toulousain que sa deuxième rencontre de Top 14 cette saison avec le Stade français. 73 minutes de temps de jeu, le chiffre est famélique. Vous nous direz que le Puma a raté le début de saison, retenu par le Rugby Championships, et qu’il est revenu blessé à une cheville. Seulement, l’explication ne tient pas uniquement à ce foutu calendrier international qui prive les clubs de leurs joueurs en plein milieu de leur championnat. D’abord, Sanchez subit la concurrence de Joris Segonds.

Une concurrence sportive en raison de la progression de l’ancien aurillacois. Mais aussi une concurrence administrative. Et pour cause. Confronté à la réglementation imposant une moyenne de seize joueurs issus de la formation française (Jiff) présents sur les feuilles de match sur l’ensemble de la saison, le manager du club de la capitale, Gonzalo Quesada, galère chaque semaine, en raison d’un effectif construit par le passé sans prendre ce paramètre en considération, à composer son équipe dans le respect des textes. Un exemple ? Le week-end dernier pour le déplacement à Lyon, Sanchez a été sacrifié, privé de match uniquement pour ce motif.

Une bonne "Jiff" dans la…

« C’est un peu dur à vivre, souffle le Puma, mais il faut respecter la règle. Déjà l’an passé, j’ai raté les dernières rencontres de la saison et surtout le match de barrage contre le Racing 92 à cause de ce problème. C’est un peu frustrant, mais c’est comme ça. Le plus important, c’est l’équipe. »

Aussi, entre absences, blessures, méformes et respect des règles, le demi d’ouverture, meilleur réalisateur du Mondial 2015 (97 points), a peiné à trouver ses marques. Sa rentrée il y a quinze jours contre le RC Toulon a laissé entrevoir la fin du tunnel. « Revenir en club après avoir passé trois ou quatre mois avec la sélection nationale, ce n’est pas simple, témoigne-t-il. Il faut se replonger dans le système de jeu du club. Et puis, je suis revenu blessé. J’ai raté pas mal de rencontres. Mais aujourd’hui, j’ai le sentiment que ça va mieux. En ce moment, je me sens très bien physiquement. C’était mon objectif de revenir à 100 % de ce point de vue là. Depuis quelques matchs, j’ai aussi la chance d’avoir un peu plus de continuité. Ça fait du bien. Pour moi, c’était important de pouvoir enchaîner les matchs. »

Le staff compte évidemment sur son joueur engagé jusqu’en juin 2023 pour mener au mieux l’attaque parisienne vendredi soir. Sanchez sait les attentes qui pèsent sur lui. Mais il prévient : « Toulouse a peut-être perdu à Perpignan, mais ça reste le champion de France et champion d’Europe en titre. Ils auront sûrement un sentiment de revanche au fond d’eux. De notre côté, l’équipe progresse, nous avons de meilleures connexions entre nous depuis quelques semaines. Malheureusement, on manque encore de discipline, on doit vraiment travailler plus sur ce secteur pour espérer viser plus haut. » Mais ça, c’est encore un autre problème auquel est trop souvent confronté le Stade français.

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Arnaud Beurdeley
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