Amateurs - Jean-Christophe De Haro (Valence-d’Agen) : « Huit points perdus sur des décisions litigieuses »

  • Jean-Christophe De Haro, président du club de Valence-d’Agen. Jean-Christophe De Haro, président du club de Valence-d’Agen.
    Jean-Christophe De Haro, président du club de Valence-d’Agen. DR
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L’homme fort du club tarn-et-garonnais Jean-Christophe De Haro estime son club lésé après deux décisions de la FFR à son encontre. Il ne décolère pas.

Pouvez-vous expliquer les raisons de votre colère ?

Elle porte sur deux matchs récents, celui à Céret et celui à la maison contre Marmande. À Céret, nous demandons à la FFR le droit de faire jouer un jeune joueur évoluant en junior, Célian Pouzelgues, mineur pour encore onze jours au moment des faits. La Fédération nous demande de faire intervenir la commission médicale afin de statuer sur la capacité du gamin à être surclassé. Ladite commission nous donne l’accord pour qu’il joue en sénior. Nous demandons l’accord des parents de Célian, qui eux aussi valident le surclassement. Bref, la rencontre se joue, Célian réalise un excellent match et nous obtenons un résultat nul. Ce n’est qu’après la rencontre que le délégué porte réclamation, en avançant que le joueur ne pouvait évoluer qu’avec les espoirs et en aucun cas avec l’équipe fanion. Nous avons perdu les deux points du match nul et écopé, en sus, de deux points de pénalité pour non-respect du règlement. Honnêtement, il était impossible pour nous de savoir que Célian n’était pas éligible à l’équipe fanion mais seulement aux espoirs.

Est-ce tout ?

Pas vraiment : dans la foulée, le joueur a été convoqué par la FFR en équipe de France Développement à VII ! Alors, bien sûr, nous sommes ravis pour lui mais cela nous met un peu en colère de voir qu’aujourd’hui, quand on essaie de faire jouer des jeunes, on se retrouve durement sanctionnés. Dans notre championnat très serré, perdre quatre points d’un coup est une sanction très dure. Que doit-on faire ? Laisser nos jeunes sur la touche et recruter des étrangers aguerris ? C’est ce que veut la FFR ? Je tiens à remercier et à tirer mon chapeau au président de Céret qui, lui, n’a pas porté réclamation. Bravo à lui.

On vous sent remonté…

Effectivement, ce n’est pas tout. Lors de la réception de Marmande, au terme d’un match viril mais correct, notre centre aplati ce qui semble être l’essai de la victoire. Dans un premier temps, l’arbitre de champ refuse l’essai, estimant que notre joueur a rampé avant de marquer et annonce pénalité pour Marmande. Mais l’arbitre de touche, qui était très bien placé, lui signale que le joueur a marqué. L’arbitre de champ revient donc sur sa décision et nous accorde l’essai de la victoire. Sauf que Marmande a porté réclamation au motif qu’à ce niveau, le juge de touche ne peut pas déjuger son arbitre central. Du coup, la Fédération donne match à rejouer. Encore quatre points qui s’envolent. Il y en a marre de se faire voler. Visiblement, la Fédération veut que ce match soit rejoué le 20 mars.

Quelle suite comptez-vous donner à cette affaire ?

Pour le match de Marmande, nous avons porté réclamation. Et s’il faut aller encore plus loin, nous le ferons. Cette décision fédérale enlève de la crédibilité au corps arbitral. À quoi servent les arbitres de touche ? S’ils ne sont là que pour lever le drapeau et indiquer la sortie du ballon en touche, je vais économiser de l’argent et demander aux minimes de mon club d’endosser cette responsabilité. On a perdu huit points sur des décisions litigieuses ; et le match de Marmande à rejouer le 20 mars va nous obliger à ferrailler neuf week-ends consécutifs sans pause…

Quelles sont les conséquences, en interne ?

Il y a eu une forme d’écœurement et même de démotivation, c’est certain. On fait beaucoup d’efforts toute la saison qui peuvent être réduits à néant sur de telles décisions très litigieuses. Bénévoles et dirigeants sont très marqués par cette situation. Je ne vous le cache pas, certains ont même parlé de démissionner tant ils sont affectés !

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