Fédérale 3 - Les jeunes nazairiens ont le vent en poupe

  • Contre La Roche-sur-Yon, le Saint-Nazaire Ovalie est parvenu à l’emporter pour passer devant son adversaire au classement.  Photo Didier Pollard
    Contre La Roche-sur-Yon, le Saint-Nazaire Ovalie est parvenu à l’emporter pour passer devant son adversaire au classement. Photo Didier Pollard
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Fédérale 3 - Si les jeunes Nazairiens sont nombreux à rejoindre des clubs professionnels, c’est la preuve que la formation du SNO est performante. Et tant pis pour les objectifs sportifs à court terme de l’équipe senior.

Quand plusieurs clubs professionnels toquent à la porte d’une équipe engagée en Fédérale 3, c’est que son travail de formation sort du lot. Lors de la dernière intersaison, quatre joueurs issus des espoirs de Saint-Nazaire ont rejoint des formations de Pro D2 ou de Nationale. Le centre Léo Binard est parti à Rouen, le troisième ligne centre Ronan Girard à Aubenas-Vals, le buteur Clément Pierre et le pilier Ewen Dombry sont allés porter les couleurs vannetaises. Le cas du gaucher énergique est d’ailleurs le meilleur exemple. Formé à Guérande, il passe six saisons à Saint-Nazaire où il prend une nouvelle dimension. Il est appelé en sélection Pays-de-la-Loire moins de 18 ans pour disputer le tournoi de l’Amicale qu’elle remporte. Dombry en est le capitaine et emmène ses coéquipiers en Ecosse pour affronter Watsonian, un club historique d’Edimbourg. Le club de Saint-Nazaire n’est pas étranger à son ascension. Preuve de sa qualité de formation, il a vu son école de rugby labellisée deux étoiles. "On a raté la troisième étoile de peu", sourit le président Romain Gressier-Monard.

Une politique sportive forte

Celui-ci assure que c’est une priorité : "Depuis cinq ans c’est le credo du club. On a voulu reconstruire le club en repartant de l’école de rugby." Concrètement, cela passe par un encadrement en quantité et de qualité : "La structuration s’est faite avec une base de salariés orientés sur la formation des éducateurs. Sans compter le travail conséquent opéré en milieu scolaire, notre avantage est d’avoir des gens diplômés pour encadrer nos jeunes. L’exigence commence dès le départ." L’école de rugby et les catégories jeunes ont même chacune des sponsors attitrés. Mais comme tout projet de fond, le temps nécessaire pour entrevoir des améliorations chez les seniors est considérable. C’est pourquoi l’ambition de phases finales est difficile à atteindre. Saint-Nazaire Ovalie est cinquième à égalité avec La Roche-sur-Yon et peine à accrocher le quatuor de tête. Et la jeunesse est une explication à ce départ mitigé selon l’entraîneur Yann Dorbeaux : "Il nous manque un ou deux joueurs d’expérience, de 33 ou 34 ans, capables de calmer l’équipe quand il faut. Nos joueurs sont très bons techniquement, physiquement et ont plein de qualités. Mais c’est l’expérience qui nous fait défaut pour poser le jeu et encadrer toute cette fougue." L’ancien ouvreur et buteur de Saint-Nazaire, passé par Bourgoin-Jallieu, La Rochelle et Massy, croit néanmoins aux chances nazairiennes : "Notre objectif est le même qu’en début de saison : la qualification. Je l’ai dit aux joueurs lundi à l’entraînement : le bloc de trois matchs qui arrive est hyper important."

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Quentin PUT
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