Top 14 - Le Stade français a-t-il le meilleur pack du Top 14 ?

  • Le numéro 8 parisien, Sekou Macalou, a réalisé une performance étincelante contre Biarritz (65-19), samedi soir. Photo IconSport
    Le numéro 8 parisien, Sekou Macalou, a réalisé une performance étincelante contre Biarritz (65-19), samedi soir. Photo IconSport Icon Sport - Icon Sport
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Une nouvelle fois fracassant, le paquet d’avants parisien n’en finit plus de torturer ses adversaires, en championnat.

Samedi soir, le capitaine du Stade français Paul Alo-Emile aurait dû fêter son 150e match sous les couleurs parisiennes. « On avait même floqué les maillots pour l’occasion », disait Gonzalo Quesada en fin de rencontre. Mais le « droitier » des Samoa, gêné par une douleur musculaire à l’échauffement, a finalement dû déclarer forfait pour ce match face au BOPB et de ce fait, c’est donc sans le meilleur pilier droit du championnat que le Stade français a marché sur les Basques, dans le combat d’avants. Match après match, le pack des soldats roses, probablement le plus puissant du championnat, n’en finit plus d’impressionner et à ce titre, les gros du BOPB ont tant fait souffrir d’autres équipes du Top 14 à Aguilera dans le combat rapproché qu’il est aujourd’hui nécessaire d’évaluer la performance parisienne à sa juste mesure.

Déjà, Paris est surpuissant en mêlée fermée, un secteur de jeu où les Biarrots furent pénalisés à quatre reprises samedi soir, encaissant même un essai de pénalité en première période. À ce jeu-là, le « petit » Alo-Emile, Moses, progresse de sortie en sortie, incarnant à ce jour le premier choix au poste de pilier gauche. À ses côtés, il est impossible de taire l’influence sur le jeu parisien de Tolu Latu, le talonneur des Wallabies : ingérable à bien des égards mais surpuissant dans le jeu courant, très fort au sol, propre dans ses lancers et solide en mêlée, il est l’autre pierre angulaire d’un paquet d’avants intraitable, depuis le début de la saison. Samedi soir, Gonzalo Quesada poursuivait ainsi : « Les avants, autour de Laurent Sempere, font un très gros travail toute la semaine. Mais après ce match face à Biarritz, on ne peut laisser nos trois-quarts de côté. Ils ont su attaquer les zones faibles de l’adversaire, notamment dans le second rideau, par du jeu au pied court de récupération ; c’est quelque chose que nous avions identifié à la vidéo. En clair, la performance est ici collective : samedi, personne n’est sorti du plan ; personne n’a tenté de faire la sienne… »

Naivalu : « L’équipe monte en puissance »

Derrière le monstre à seize pattes construit par Laurent Sempere du côté de la Porte d’Auteuil, Sekou Macalou (en numéro 8) ainsi que les trois-quarts de la capitale jouissent de multiples espaces, commencent à faire parler d’eux et, au fil des jours, Segonds, Waisea, Hamdaoui ou Laumape font de plus en plus de dégâts sur les défenses. À ces hommes-là, il faut aujourd’hui ajouter l’ailier australien Sefa Naivalu, de retour d’une longue blessure et auteur d’excellentes performances ces dernières semaines. « Je me sens de mieux en mieux, nous disait-il en fin de match. L’équipe monte en puissance, joue bien et aujourd’hui, nous savons que la qualification n’a plus rien d’impossible.  Et si Paris, le plus gros pack du Top 14, n’était rien d’autre que l’épouvantail de cette fin de la saison ?

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