Pro D2 - L'enseignement du week-end : Bourg-en-Bresse a de la ressource

  • Les Violets ont bousculé les Agenais en trente-six minutes, après avoir été menés de vingt points.
    Les Violets ont bousculé les Agenais en trente-six minutes, après avoir été menés de vingt points. Icon Sport
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Les Burgiens deviennent les spécialistes de folles remontées. Cette abnégation leur permet de rester dans une course au maintien très disputée.  

Encore renversants ! Face à Grenoble en décembre, les Burgiens avaient remonté un débours de quatorze points. Contre Agen, les Violets ont cette fois-ci bousculé leurs adversaires en trente-six minutes après avoir été menés de vingt points. Comme devant les Isérois, les Bressans ont lâché les chevaux dans le deuxième acte. « Les joueurs ont pris conscience qu’ils n’avaient plus rien à perdre », estime le manager de l’USB, Fabrice Estebanez.

« Cela confirme le caractère du groupe, fait écho le capitaine Loïc Baradel. Avec vingt points de retard, beaucoup d’équipes auraient baissé la tête en se disant que ce n’était pas leur jour. Mais nous avons un groupe génial où chacun croit en l’autre. Nous voyons que tout le monde est sur la même longueur d’onde. » Pourtant, les Bressans se sont compliqué la tâche en prenant un essai casquette dès l’entame de la deuxième période.

Cela aurait pu leur mettre la tête sous l’eau, ce ne fut pas le cas. « Nous avons parlé mais surtout nous nous sommes regardés, raconte le capitaine Loïc Baradel. En un regard, nous sentons l’envie, la rage. Parfois, un regard en dit plus que des mots et c’est ce qui s’est passé sous les poteaux. Nous étions dos au mur, nous avons réussi à prendre une échelle et à l’escalader. »

Maillot collector sur les épaules pour fêter les 120 ans du club, les Bressans enclenchent la marche avant. En mode furia, ils inscrivent alors quatre essais pour un impressionnant 34 à 9 sur la fin de partie. « J’ai senti une forme de maîtrise, pas d’affolement, apprécie Fabrice Estebanez. Ils sentaient qu’ils étaient plus forts, qu’il fallait que l’on fasse ce que l’on avait dit. Et que cela allait marcher. »

La confiance accompagne l’abnégation

L’abnégation fait partie de l’ADN de cette équipe burgienne mais cette vertu est accompagnée d’une forme de confiance depuis quelques semaines. D’ailleurs, celle-ci a aussi gagné les rangs des supporters, plus rapidement présents au soutien. Et pourtant, l’opposition était sans doute un cran au-dessus cette fois-ci. Depuis la mi-décembre, Agen restait sur quatre victoires et un nul pour un seul revers.

Les Lot-et-Garonnais avaient même sans doute l’occasion de faire un bon pas vers le maintien s’ils s’imposaient en terres burgiennes. « Ce n’est plus le même Agen qu’en début de saison qui doutait à fond, c’est une équipe qui est dense et costaude », énonce Loïc Baradel. Le résultat burgien en est donc encore un peu plus valorisé pour des Violets qui eux aussi capitalisent sur une jolie dynamique (quatre victoires et deux nuls pour un seul revers sur les sept derniers matchs).

Et les Burgiens ont été bien inspirés de s’arracher pour remporter la victoire devant Agen car en bas de tableau, aucune équipe ne lâche prise. Dans cette 21e journée de Pro D2, toutes les formations jouant le maintien et qui évoluaient à domicile l’ont emporté. Il ne fallait donc pas trébucher à la maison, sous peine d’être un peu plus refoulé vers le fond du classement. Narbonne a remporté la victoire de l’espoir même si la lanterne rouge reste encore décrochée.

En revanche, il n’y a que dix points d’écart entre le 10e Vannes et le 15e Rouen. Lorsque l’on observe quelles séries sont capables de faire ces formations - Vannes vient aussi de compiler cinq succès en sept matchs -, il devient bien difficile de prédire l’issue de cette bataille pour le maintien. Agen devra peut-être se satisfaire du bonus finalement décroché en toute fin de partie à Bourg, comme Rouen à Narbonne. Jusqu’au printemps, il y aura encore des occasions de vibrer. Cette lutte du bas de tableau nous réserve sûrement d’autres surprises…

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Julien VEYRE
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