Pro D2 - Lors de la réception d'Agen, les Bressans ont été renversants !

  • Au terme d’un match au scénario époustouflant, les Bressans d’Hugo Dupont l’ont emporté face aux Agenais.
    Au terme d’un match au scénario époustouflant, les Bressans d’Hugo Dupont l’ont emporté face aux Agenais. Photo Jean-François Basset
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Les Violets ont renversé vendredi les Lot-et-Garonnais en prenant le dessus petit à petit, à la fois sur le plan physique et mental. Et grâce au précieux renfort des entrants. 

Une victoire à l’usure. D’abord moins réalistes que leurs adversaires agenais, les Bressans ont fini par renverser le cours de la partie. Notamment grâce à leur fraîcheur physique et mentale. « Le travail de sape que nous avons fait en première période porte peut-être ses fruits en deuxième et cela fait que nous avons plus de fraîcheur à la fin », sourit le capitaine Loïc Baradel. Fier de ses troupes, le troisième ligne apprécie la remontée fantastique que les Bressans ont réalisée. Et ils partaient de loin…

La partie semble plutôt équilibrée dans le premier acte mais vent dans le dos, les Agenais sont plus réalistes. Et comme ils se montrent opportunistes dès le retour des vestiaires avec un essai de Gailleton, les Lot-et-Garonnais s’offrent alors un petit matelas de 20 points. Les visiteurs passent en mode gestion mais ils subissent la pression burgienne. « Même à 23-3, il n’y a pas eu d’affolement, apprécie le manager Fabrice Estebanez. Je sentais qu’il fallait que l’on continue, que cela allait marcher ».

« Jouez, jouez » hurle d’ailleurs le staff technique de l’USB à ses joueurs à la 50e. Et les Burgiens le font. Ils mettent du rythme, à l’image des initiatives de l’arrière Hugo Dupont. Et l’énergie burgienne finit par mettre sur le reculoir son adversaire. « Nous savions que Bourg finissait fort, glisse le manager agenais Bernard Goutta. Nous étions prévenus mais nous n’avons pas su contrôler cette seconde période. Face à la pression qu’ils exerçaient, nous avons manqué de maîtrise. »

Un banc décisif

Les Bressans malmenés dans les rucks en première période réussissent à être plus propres dans ce secteur grâce à de meilleurs soutiens. Il y a alors plus de vitesse dans le jeu violet. « Nous gagnerons car physiquement nous sommes mieux, reprend Fabrice Estebanez. Cela fait quatre matchs que nous finissons mieux que les autres. Nous jouons 80 minutes, non-stop. Il n’y a pas cette panique. Inconsciemment, les joueurs savent que lorsque le banc va rentrer, cela va appuyer. Fort. » 

Outre la dimension de domination physique, les Violets font preuve de fraîcheur mentale. « Il faut saluer le travail remarquable des mecs qui sont entrés et qui ont décidé que c’était nous qui allions empocher la victoire », image le capitaine Loïc Baradel. « Quand je fais l’équipe, les remplaçants sont les premiers mecs que je coche, reprend Fabrice Estebanez. Stratégiquement, je me dis qui va nous faire gagner ? Je sais qu’ils vont nous apporter ».

Le pilier d’expérience Wikus Harmse illustre cette volonté des entrants de faire pencher la balance : « Nous avons fait un cercle entre nous et nous nous sommes dit que nous voulions faire la différence en entrant. Monter le curseur et le tempo, mettre du gaz dès notre entrée en jeu. Et apporter de la confiance aux autres ».

Avec comme rampe de lancement la touche et un jeu dans l’axe très perforant, les Burgiens finissent par basculer les Agenais. Et s’offrir un succès retentissant sur le match fêtant les 120 ans du club bressan.

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Julien VEYRE
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