Top 14 - Le verre à moitié plein pour les Castrais

  • Face au Racing, les Tarnais ont encore montré de belles dispositions, mais aussi de franches insuffisances.
    Face au Racing, les Tarnais ont encore montré de belles dispositions, mais aussi de franches insuffisances. Icon Sport
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Dans leur recherche de rendre leur jeu toujours plus volumineux, les Castrais ont encore montré de belles dispositions, et de franches insuffisances.

Les Castrais ont franchi pour la première fois la ligne du Racing 92 dans une forme de mouvement d’un classicisme pur. Balayant le terrain sur la droite, et puis sur la gauche, ils ont débordé la défense parisienne par une série de cadrages simples, réalisés absolument parfaitement. Je rentre, je donne, je rentre, je donne, et ainsi de suite, chacun des joueurs participants est parvenu à fixer sans jamais polluer cette cavalcade collective d’un faux mouvement en passage de bras ralentisseur.

C’était beau pour être simple, et il s’en fallut de peu que cette attitude très juste, servie par une précision technique et des choix judicieux, ne surprenne les Franciliens de plus nombreuses fois. Dans leur plus mauvais moment en revanche, ces Castrais, dans le souci de se rendre moins prédictifs, se sont parfaitement emmêlés les pinceaux.

Produire, c’est important

Ben Botica relançant seul contre quatre, puis Rory Kockott se laissant aller à l’un de ses malices trop prononcées, gardant le ballon dans un ruck tout en le tenant dans ses mains, ont provoqué tous les deux l’interception victorieuse de Wenceslas Lauret. On jouait la neuvième minute. Onze minutes plus tard, leur ailier Antoine Zeghdar franchissait la ligne francilienne à l’issue de leur action si limpide de leur premier essai.

Le match des Tarnais est à résumer dans son ensemble dans le condensé de ces onze minutes, où leurs intentions de jeu se sont d’abord écrasées sur leurs imprécisions manifestes, avant de s’élever dans une forme de portée artistique, soutenues par la perfection de leurs attitudes. « Je vois le verre à moitié plein », dira leur entraîneur David Darricarrère au soutien de ses joueurs, une semaine avant de recevoir Montpellier pour une confrontation électrique.

Pour être circonstanciel, juste avant ce choc à Pierre-Fabre, son positivisme n’en est pas moins assez juste. Au sujet des quelques passes manquées de Ben Botica vers sa ligne de trois-quarts, il a défendu la petite révolution en cours en précisant que « pour faire des erreurs, il faut bien produire des initiatives. Et nous voulons en produire ».

En ce soir de gala de match à soixante-dix points, dans le mouvement de l’évolution de leur jeu, sur cette surface ultra rapide qui pousse les intentions offensives de toutes les équipes, les Castrais ont pu faire le bilan honnête de ce qu’ils sont en droit d’attendre de ce genre de match débridé.

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Guillaume Cyprien
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