Tournoi des 6 Nations 2022 - En Écosse, les secrets du « Last Drop »

  • La terrasse ensoleillée du pub « The Last Drop ».
    La terrasse ensoleillée du pub « The Last Drop ». Photo Marc Duzan
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Dans le quartiers de Grassmarket, le Last Drop, où les supporters français ont évidemment passé quelques heures ce week-end, recèle nombre de secrets...

Il est un pub, du côté de Grassmarket, un pub appelé « The Last Drop » (la dernière goutte) et que l’on considère, à Edimbourg, comme l’un des plus vieux de la ville. Entre ces murs datant du 16 ème siècle, les milliers de supporters français s’étant rendu à Murrayfield le week-end dernier ont refait le monde et causé des Bleus, sans savoir que l’endroit cache certains des secrets les plus dingues de la vieille ville.

Car c’était au Last Drop, sacrebleu, que les condamnés à mort du royaume, pour la plupart des opposants à l’église anglicane, buvaient leur « dernière goutte » avant de passer de vis à trépas, tous pendus sur la grande place faisant face au pub. Et au-delà des derniers instants des pendus de l’ancienne Écosse, il se raconte surtout que l’endroit est hanté par une jeune fille portant, les nuits d’été, une robe médiévale.

Il y a deux ans, une touriste nord-américaine racontait ainsi dans les colonnes du Scotsman avoir été « saisie par les épaules » au moment où elle quittait les toilettes quand le manager de l’établissement, Michael Johnson, assurait avoir entendu « des bruits de pas et des cris à la cave »… alors qu’il avait baissé les grilles de son pub depuis environ une heure.

Dix-sept meurtres à Grassmarket en 1827

Vend-on les fantômes du Last Drop pour attirer les touristes ? Ou alors, l’endroit est-il réellement habité ? On ne s’aventurera pas dans ce débat fort glissant mais le même journal, le plus important du pays, rapporte aussi qu’en 2014, des chasseurs de fantômes d’Edimbourg ont passé toute une nuit au sous-sol, dans la partie la plus ancienne du Last Drop, et y ont enregistré le son d’une voix murmurant « I’m Conor… Help me… » (« Je m’appelle Connor… Aidez-moi… »)

Alors, on ne saura jamais si les fantômes du Last Drop existent ou non mais il est en revanche acquis qu’en 1827, dix-sept meurtres ont été commis dans le petit quartier de Grassmarket ; les victimes, pour la plupart des clients qui sortaient (dans l’état que vous pouvez imaginer.. .) de l’établissement, avaient été assassinées par William Hare et William Burke, deux immigrés irlandais qui revendaient ensuite les corps au docteur Robert Knox, un professeur de l’Edinburg Medical College. Edimbourg, l’Athènes du Nord, a aussi sa face sombre…

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