Cinq points de futur pour les Bleues

  • Les Françaises de Léa Murie, qui inscrit ici le troisième essai à l’heure de jeu, ont fini par prendre la mesure des Italiennes.
    Les Françaises de Léa Murie, qui inscrit ici le troisième essai à l’heure de jeu, ont fini par prendre la mesure des Italiennes. Icon Sport
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Stressées et maladroites, les Tricolores ont au moins eu le mérite d’accélérer en fin de match pour s’octroyer une indispensable victoire bonifiée. Un résultat brut qui constitue probablement la seule satisfaction de cette après-midi grenobloise, à l’heure de lancer leur Tournoi.

C’est évidemment la ritournelle dont on leur rebat les oreilles, depuis la victoire de la bande à Dupont. Après les douze ans de disette connus par leurs homologues masculins, l’heure est-elle venue pour remporter le premier grand chelem depuis 2018 ? Tous les enjeux de ce Tournoi résident dans cette seule quête, à l’évidence, l’objectif des Bleues consistant à construire leur compétition pour enfin triompher de l’Angleterre le 30 avril à Bayonne.

Le problème ? Il est qu’avant de voir débarquer les Britanniques, les coéquipières de Gaëlle Hermet devaient encore négocier sans encombres quatre échéances. Et qu’au vu de leur prestation face aux modestes italiennes, les Bleues ont manifestement encore beaucoup de travail à accomplir si elles souhaitent s’offrir un succès de prestige face à leur bête noire. Pour tout dire, pendant environ une heure, on n’a pas vraiment reconnu les doubles vainqueurs des Black Ferns du mois de novembre dernier. « Cela a été laborieux, un vrai match de reprise, déplorait la manager Annick Hayraud. Cela doit au moins avoir le mérite de nous mettre en alerte. »

Une défense toujours en place

Car pour tout dire, si elles se sont heurtées à un manque de puissance flagrant au moment de conclure leurs offensives, ce sont bien les Transalpines qui ont offert le meilleur spectacle, dans les intentions et la construction de leur jeu. Seuls les gros muscles des Deshayes, Fall, Forlani, Ménager et autres Gros en ayant finalement décidé autrement, la domination des Françaises s’exerçant avant tout sur la puissance pure, à l’image d’une mêlée toujours aussi dominatrice, et d’une défense toujours aussi imperméable. 

« En attaque, on a eu du mal à circuler et à revenir au jeu, posait la femme du match, Madoussou Fall. Du coup, dans nos temps faibles, l’équipe s’est surtout reposée sur sa défense et son jeu au sol qui nous a permis de contrôler les Italiennes. Ça aurait été mieux de démarrer fort un peu plus fort mais au moins, ça va nous inciter à ne pas nous reposer sur nos acquis et à travailler aux entraînements." "Les Italiennes nous ont mises en difficulté, on a senti parfois le groupe déstabilisé mais les filles ont fait preuve d’un état d’esprit remarquable lorsqu’il s’est agi de défendre leur ligne d’en-but, appuyait le responsable sportif Thomas Darracq. Il y a eu des situations très difficiles à négocier et ça, c’est quelque chose sur quoi on va pouvoir s’appuyer. »

Drouin : « C’est presque l’entame parfaite »

Une abnégation collective qui demeure, au vrai, le principal atout d’une formation désormais désireuse de monter en puissance, pour affronter l’Irlande dans six jours à Toulouse. « On est des acharnées de travail, alors je suis persuadé que nous allons retourner bûcher comme il faut pour rectifier tous ces petits détails, affirmait la numéro 8, Emeline Gros. En touche, on a été bien lues. Peut-être que nous aurions dû faire stratégiquement d’autres choses, je ne pense pas qu’on ait douté. Une fois que nous avons réussi à mettre la main sur le ballon en deuxième période, nous sommes parvenues à imposer notre jeu et notre rythme, c’est bien ce qui est rassurant. » 

« Il y avait surtout une très belle équipe italienne en face, qui s’est qualifiée pour le Mondial sans bénéficier des mêmes moyens que nous, rappelait l’expérimentée Caroline Drouin. Il fallait se lancer, c’est fait, et ces petits couacs ne sont jamais qu’un bon rappel à l’ordre. Au final, c’est presque l’entame parfaite. » Le plus fort ? C’est que la demi d’ouverture des Bleues avait évidemment raison…

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Nicolas ZANARDI
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