Toulon active le mode « phase finale »

  • Franck AZEMA (Toulon).
    Franck AZEMA (Toulon). Icon Sport - Icon Sport
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Avec cinq succès sur les sept dernières rencontres, les Toulonnais sont revigorés et se prennent à rêver de rendez-vous printaniers.

Après la victoire acquise aux dépens de l’ASMCA (32-22), Franck Azéma a décidé de casser la routine avant le déplacement à couteaux tirés au LOU. Il a offert trois jours de repos à ses joueurs, qui enchaînent un dixième week-end de rang sur le pré ce samedi, avant de passer vingt-quatre heures au Polo Resort & Country Club de Saint-Tropez. Accueillis par le local Franck Comba, les Rouge et Noir ont profité des installations pour se resserrer avant le sprint final. Les Toulonnais se sont retrouvés comme ils s’étaient quittés samedi à Mayol, avec des sourires et de la chambre à gogo. Sous la pluie fraîche de la Côte d’Azur, ils rêvent toujours de lendemains qui chantent. "Il faut profiter de cette spirale positive, la faire grossir et l’exacerber, a martelé Azéma en projection du déplacement à Lyon. On va y aller, et on ne doit pas faire de calculs".

Après avoir tremblé pour son maintien, le RCT peut-il se la jouer modeste et se contenter du ventre mou ? "On va essayer de filer du plaisir à nos supporters jusqu’à la fin. Et, pourquoi pas accrocher un truc, nous a livré malicieusement Julien Hériteau, en verve sur ses dernières sorties. La période a été dure, mais ils ne nous ont jamais lâchés". Et "ce truc", comment les joueurs le décrivent au sein d’un groupe où la confiance s’exacerbe au fil de prestations abouties. "C’est le top 6, a asséné avec franchise l’international français (1 sélection). On s’est donné de l’air sur le maintien. Maintenant, il faut être bon sur les matchs restants. On peut prétendre aux phases finales au niveau comptable".

Avant le début de cette 22e journée, c’est le LOU de Pierre Mignoni, futur binôme d’Azéma la saison prochaine, qui ferme la marche du Top 6 avec 54 points. Toulon (9e) demeure à 8 unités derrière les Rhodaniens.

Plus le droit à l’erreur

À cinq journées de la fin, la Rade est dos au mur. "Toulon est en mode phase finale, a lâché l’acolyte de Duncan Paia’aua au centre. Si on fait une erreur, ça sera fini. C’est un challenge, le groupe doit y penser. Moi, j’y pense. On doit se dire : "On peut le faire". On doit se filer pour aller chercher les six. Même si ça va être dur. Si ça peut nous libérer et nous tirer vers le haut, on aurait tort de s’en priver, non ?". Effectivement, comme le veut l’adage, à qui peut le plus, peut le moins.

Transformés par la méthode Azéma, les Varois savent également où ils mettent les pieds au Matmut Stadium. "Ils n’ont pas le droit à l’erreur eux aussi. Ça sera forcément compliqué, a poursuivi le père de famille. Cette équipe produit beaucoup de jeu. Surtout, ils ont des facteurs X : Tuisova, Taufa, Ngatai, Barassi. Ils ont des gros gratteurs et les rucks auront une importance maximale. Ça sera la clef. L’équipe est ultra complète. On devra être bons pour les manœuvrer." D’autant plus que la neige est attendue dans la capitale des Gones. "Vous rigolez ?, s’est étonné l’ex-élément du SUA. C’est une mauvaise nouvelle pour les trois-quarts (rires) ! Il y aura une grosse partie à l’avant. Vous savez si ça glisse ou pas ? Je n’ai jamais joué sous la neige." Si à Toulon, Hériteau n’a pas connu les flocons blancs, il a appris avec ses équipiers à traverser les tempêtes de l’hiver.

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Mathias MERLO
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