Manqué pour Bayonne à Guy-Boniface !

  • Les Bayonnais ont loupé le coche de peu dans l'antre des Montois.
    Les Bayonnais ont loupé le coche de peu dans l'antre des Montois. Icon Sport
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Les Basques laissent passer une occasion de terminer aux deux premières places. S’ils ont eu l’opportunité de l’emporter, ils n’ont pas étalé la maîtrise nécessaire.

Un parfum de phases finales, un goût de printemps teinté d’un florilège d’essais par deux équipes se réclamant attaquantes dans leur histoire, voilà ce qui était attendu. Mais c’est une soirée morose d’hiver qui s’est invitée. La pluie, le vent, le froid, et une litanie de coups de pied s’inscrivant, certes, dans la stratégie choisie, ont engendré la frustration chez les Bayonnais.

L’Aviron pourra se morfondre de sa première mi-temps passive et poussive, avec le vent dans le dos en plus. Même dans ses temps forts, il n’aura eu guère le loisir de marquer. Et malgré une deuxième période de qualité, le retard pris sera trop important pour être comblé, même si à douze minutes du terme, les Bayonnais s’étaient portés en tête grâce au seul essai de la soirée. « Je suis un peu en colère, rage Yannick Bru. Notre première mi-temps n’est pas bonne. On a le vent dans le dos et on a perdu la bataille de l’occupation. On est frustrés parce que, en termes d’intensité et d’envie, on a fait la deuxième mi-temps qu’il fallait. Dans les réponses, dans l’attitude, dans la qualité du jeu au pied, dans le changement tactique, dans le comportement de notre touche aussi. Et on a la balle de la gagne… »

Ce match n’aura donc pas été encore plein. À l’image de cette saison où rares ont été les rendez-vous où Bayonne aura donné cette impression d’équipe irrésistible qu’il peut être parfois, comme à Nevers, face à Colomiers et Oyonnax à Dauger.

À la lutte avec Oyonnax

Profitant de ce choc entre premiers, Mont-de-Marsan s’est échappé au classement. Bayonne est désormais à la lutte avec Oyonnax pour le deuxième fauteuil qui octroie cette fameuse demi-finale à domicile. Si le calendrier des Aindinois semble plus linéaire que celui des Basques, ces derniers ne tergiversent plus. Maxime Lafage, Maxime Delonca, comme l’ensemble des joueurs, sont unanimes : il leur faut gagner les cinq matchs restants. En s’appuyant sur cette deuxième période rassurante.

« Quand on met tous les ingrédients au bon moment, au bon endroit, on sait qu’on est une très grosse équipe, difficile à arrêter, difficile à manœuvrer, avance le demi d’ouverture. C’est ce qui va porter ses fruits, je l’espère, dans cette fin de saison. » Le menu, qui se composera de trois réceptions (Bourg, Vannes et Rouen) entrecoupées de deux déplacements (Montauban et Carcassonne) ne rebute pas non plus le talonneur. « Cette équipe est capable de tout ! » Et attend le retour du printemps…

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Edmond LATAILLADE
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