Tournoi des 6 Nations féminin - En Écosse, un premier voyage et mauvais souvenirs pour les Bleues

  • Après deux victoires en France, les Bleues d’Audrey Forlani, balle en main, et Gaëlle Hermet, au soutien, effectuent leur premier déplacement du Tournoi en Écosse. Ce déplacement qui ravive le souvenir du nul concédé il y a deux ans aura un air de revanche.
    Après deux victoires en France, les Bleues d’Audrey Forlani, balle en main, et Gaëlle Hermet, au soutien, effectuent leur premier déplacement du Tournoi en Écosse. Ce déplacement qui ravive le souvenir du nul concédé il y a deux ans aura un air de revanche. Midi Olympique / Patrick Derewiany - Patrick Derewiany
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Après deux succès à domicile, le XV de France féminin va achever son premier bloc du Tournoi, en déplacement en Écosse. Un adversaire réputé plus faible, mais où les Bleues restent sur un couac.

Après une entame de Tournoi mitigée dans le contenu, les Bleues ont néanmoins assuré l’essentiel avec deux bonus offensifs et une défense quasiment intraitable avec seulement onze points encaissés en deux matchs. Ce qui est encourageant, c’est la progression affichée dans quasiment tous les domaines entre ces deux premiers matchs. Le fil rouge des Bleues dans ce Tournoi, forcé par le calendrier, c’est de monter le curseur, étape par étape. « Il y a du mieux, affirme Stéphane Eymard, l’entraîneur des arrières. J’ai beaucoup apprécié la maîtrise affichée samedi. Ce n’était pas toujours du grand spectacle, mais nous les avons mis sous pression, nous avons appuyé là où ça fait mal, et quelque part, dès la 20e minute de jeu, c’était plié. J’aime cette froideur, ce réalisme du début de match. » Mais l’intégralité du match n’a pas été maîtrisée. On notera un petit passage à vide en début de second acte, marqué par une excellente action irlandaise. « On perd aussi un peu de maîtrise sur les fins de périodes, ajoute Émeline Gros, numéro 8 tricolore. À ces moments-là, nous sommes plus pénalisées, sûrement à cause de la lucidité. Mais nous travaillons énormément autour des rucks aux entraînements, on veut avoir les bonnes attitudes. On a gommé pas mal d’imperfections entre les deux premiers matchs, on espère en gommer encore. » Pour cela, et à l’occasion de son premier déplacement du Tournoi, les Bleues vont encore observer une légère rotation. Nous connaissons le potentiel et le talent des individualités du pack, mais derrière, staff et observateurs sont encore dans l’analyse. Stéphane Eymard développe : « À la Coupe du monde, nous ne pourrons sélectionner que trente filles, avec beaucoup plus d’avants que d’arrières. Ces changements sont faits pour avoir une visibilité fine de ce qui nous attend. Jessy Trémoulière en 10 (arrière de formation N.D.L.R.), ce n’est pas un test, mais une envie de s’appuyer sur sa longueur de jeu au pied unique, tout en l’utilisant en première attaquante. Ce qui ne l’empêche pas de défendre en second rideau. Nous avons testé Chloé Jacquet à beaucoup de postes de la ligne arrière, ce n’est pas pour faire d’elle une finisseuse (remplaçante) modèle. Nous avons des blessés, des retours, des jeunes et nous souhaitons nous adapter à tout. »

Mauvais souvenirs du Scotstoun

L’adaptation, c’est peut-être ce qui avait fait défaut au XV de France lors de leur dernier déplacement au Scotstoun de Glasgow (13-13), en 2020. Mais comment leur en vouloir en plein flou pandémique. Émeline Gros présente à l’époque sur la pelouse se remémore : « Forcément, il s’agit d’un mauvais souvenir. Ce jour-là, nous n’avions pas montré notre vrai visage, notre ADN. Mais le contexte était vraiment à part, c’était le premier match reporté pour cause de Covid et beaucoup de choses étaient inhabituelles dans la préparation. » Stéphane Eymard accentue : « Ce match était tellement à part que nous ne l’avons pas évoqué cette semaine. La moitié du groupe avait le Covid, bref c’était un mauvais match. » Mais une chose est sûre avec ce XV de France, si l’adversaire du week-end sera peut-être sa plus faible opposition de l’année ; cette Écosse, structurée devant, habile dans sa couverture du terrain (un peu à l’image de son XV masculin) peut se transformer en traquenard. Depuis 2018 et son grand chelem, le XV de France n’a perdu qu’un seul de ses dix matchs à domicile, quand la victoire lui a échappé à cinq reprises en déplacement.

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Baptiste Barbat
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