Les étudiants de l'EMLyon remporte la coup de France des ESC

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    Les étudiants de l'EM Lyon remporte la coup de France des ESC
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Les étudiants d’emlyon, orphelins de leur entraîneur philippe odin, ont ramené le bouclier dans la capitale des Gaules !

Quinze ans après une première victoire épique à domicile, la nouvelle génération d’EMLyon, dite du «Viensysme», a écrit au Stade Jean-Bouin une nouvelle page de son histoire. Plus habitués aux finales perdues qu’aux levées de bouclier, les étudiants d’EMLyon ont enfin renouvelé la performance de leurs glorieux aînés en s’imposant encore (et toujours) face à l’ESSEC (20-19). C’est bien plus qu’un match de rugby que les lyonnais ont disputé ce 10 avril puisque le décès récent de leur entraîneur, Philippe Odin, dit «Philou», en janvier dernier, les avait laissés orphelins. Après son départ, les 40 mecs de la Section s’étaient faits la promesse de ramener le bouclier pour lui rendre hommage et ils l’ont fait !

Portés par un public nombreux qui comptait, outre les supporters de l’ESSEC et les joueurs d’HEC et GEM ayant participé à la petite finale, d’anciennes gloires de l’équipe lyonnaise comme Gucci, Carbu, Conf ou Merveille, les deux équipes se sont livré une bataille à la dramaturgie irrespirable. Sous le regard amusé de la mascotte Noopy et après le discours poignant de Manse, la première mi-temps a révélé une équipe rouge et noir dominante, talentueuse ballon en main et rugueuse sur chaque impact. Roques a inscrit le premier essai lyonnais au bout de seulement quatre minutes de jeu sur une sautée de Buffry après un beau travail du pack rhodanien. L’ESSEC ne doit alors sa survie qu’à la botte de son numéro 10 enfilant trois pénalités qui viennent sanctionner l’indiscipline lyonnaise (14-9).

La Section FMC

est immortelle

La deuxième mi-temps est marquée à nouveau par l’indiscipline emlyienne permettant à l’ESSEC d’y croire encore. À la 45e, ce diable d’ouvreur inscrit même un essai que les Cergyssois pensent alors être celui du hold-up parfait. Élu joueur du Final IV, on retiendra que Renaudo a marqué tous les points de son équipe lors de cette finale. La transformation et la pénalité qui suivent permettent à l’ESSEC de basculer en tête (19-17). Il reste alors deux minutes. Mais il était écrit que les futurs crocos à la peau dure et aux dents longues ne lâcheraient pas un match qu’ils avaient dominé de la tête et des épaules. Est-ce l’autogestion ou les valeurs de combat d’humilité et de fraternité transmises par Philou qui leur a permis de rester en vie ?

Toujours est-il qu’à la dernière minute, Bonfils, l’homme du match, passe la pénalité de la gagne pour les Rouge et Noir (20-19). Mais l’arbitre est gourmand et le jeu continue. L’asphyxie est proche dans les tribunes. L’ESSEC fait le siège des 22 mètres lyonnais jusqu’à ce que Roques, au bout du suspense, gratte le ballon le plus important de l’histoire de la jeune équipe d’EMLyon. La gonfle finit en touche. Le terrain est envahi. Joueurs et supporters s’étreignent. On chante en pensant aux êtres chers disparus trop tôt. On apprend que les Jeanines, sont elles aussi, championnes de France. Le bouclier ne survit pas au retour dans la capitale des Gaules. Une belle gueule de bois pour un bout de bois. La Section FMC est immortelle.

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Julien BOULENGUER
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