Le Lou veut imposer son rythme contre Glasgow

  • Félix Lambey sous les couleurs du LOU
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Sur une lancée de trois victoires consécutives, le Lou va devoir encore augmenter son niveau de jeu pour passer l’obstacle écossais et s’offrir une demi-finale à domicile.

Et une ? Et deux ? Et trois olas ? Contre Worcester et Montpellier, lors de ses deux dernières sorties à domicile, le Lou a vu deux vagues déferler dans les tribunes du Matmut Stadium Gerland. Ce n’était pas des tsunamis - la première était timide, la deuxième plus affirmée - mais elles sont révélatrices d’un public pas vache après le naufrage contre Toulon et qui ne demande qu’à s’embraser (à la mode lyonnaise évidemment, avec un certain sens de la mesure) et à célébrer une qualification pour le tour suivant.

Pour le premier quart de finale européen de son histoire à domicile, le Lou aura bien besoin de tribunes pleines et échauffées. Demain soir, il ne devra pas attendre que ses protégés aient pris le score pour donner de la voix, encourager, vrombir, pousser les coéquipiers de Baptiste Couilloud à plaquer et à se relever. «Nous avons besoin de tout le monde, nous avons vraiment besoin d’un seizième joueur, souffle le flanker Patrick Sobela. Il faut que le public soit présent ce week-end pour aborder ce gros match. Nous aurons besoin de tout Lyon. Nous jouons pour l’histoire du club. Nous pouvons jouer une demi-finale à domicile !»

Lambey : «Il faut être patients»

Pour passer le quart, il va falloir passer l’obstacle Glasgow. En 2018, pour leur première expérience européenne, les Lyonnais, novices dans la grande Coupe d’Europe, avaient subi un bizutage en règle de la part des écossais (22-42) sur une pelouse encore naturelle. Ils savent, pour avoir payer pour apprendre, que la marche sera haute. Après Worcester, Brive et Montpellier - trois sorties marquées par des victoires et une montée en puissance - il est nécessaire d’élever encore son niveau de jeu pour intégrer le dernier carré. «Il nous faudra plus que des efforts physiques, prévient l’ancien Oyonnaxien. Il faudra vraiment jouer au rugby ! C’est une question de précisions - dans les phases de conquête, sur les lancements, sur les rôles de chacun - et de réactivité. Tout le monde doit rester en alerte. Ça va très vite en Coupe d’Europe. Si tu t’oublies sur un petit truc, toute l’équipe va en pâtir. Tout le monde doit être alerte, concentré de la première à la quatre-vingtième minute.»

Contre des écossais joueurs, sans pression en jouant à l’extérieur avec un effectif modifié en raison des blessures, le Lou n’entend pas changer son identité. L’objectif est simple : devant son public, il entend prendre le match à son compte plutôt que subir celui de l’adversaire. «Notre but est d’imposer notre rugby. Nous avons la chance de recevoir. Le but est de joier notre rugby, de mettre du combat, de l’intensité pendant quatre-vingt minutes», renchérit Sobela. «C’est l’équipe d’écosse, embraye Félix Lambey. C’est une équipe qui joue énormément. Il faut être patients, ne pas faire de fautes, se replacer très rapidement. Ça va vite. Généralement, ce sont des matchs sympas à regarder, à jouer aussi ! Il faut bien se préparer. Cela court, cela se déplace. De notre côté, nous aimons quand ça court, quand ça se déplace. Cela va être un bon défi pour nous». Il reste à le relever pour se rapprocher un peu plus de Marseille et s’offrir un autre défi dans une semaine.

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Sébastien FIATTE
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