Cruel dénouement pour Aubenas-Vals

  • Que de tristesse pour le RCAV... Le point pris à Dax par les Albenassiens de Joseph Reynaud n’aura pas suffi puisque, dans le même temps, Cognac-Saint-Jean-d’Angély a assuré l’essentiel à domicile. Photo P. O.
    Que de tristesse pour le RCAV... Le point pris à Dax par les Albenassiens de Joseph Reynaud n’aura pas suffi puisque, dans le même temps, Cognac-Saint-Jean-d’Angély a assuré l’essentiel à domicile. Photo P. O. - Pablo ORDAS
Publié le

Battu par Dax dans le temps additionnel de cette dernière journée, le Rugby Club Aubenas-Vals évoluera, l’an prochain, en Nationale 2.

Il y a eu des larmes, beaucoup de larmes, dimanche après-midi à Maurice-Boyau. La déception, sur les visages des joueurs et du staff d’Aubenas-Vals était à la hauteur de l’ascenseur émotionnel qu’ils ont vécu. Il était 16 h 45, quand Hugo Cerisier, grâce à une dernière pénalité, offrit la victoire à l’USD et envoya, par la même occasion, le RCAV en Nationale 2. Trois minutes plus tôt, son homologue Jules Porcher avait donné l’avantage aux siens pour la première fois du match et c’est tout un club qui s’était alors mis à rêver de maintien. Mais l’espoir fut de courte durée. «La tristesse domine car on n’a pas atteint nos objectifs, regrette Ousmane Touré. Le scénario est clairement cruel. La descente l’est aussi. Il y a eu vingt-six journées de championnat. Nous n’avons été relégables que pendant deux journées. Ça me fout les boules pour les joueurs au vu de leur investissement. Ils se sont envoyés comme des chiens. Ça n’a pas toujours été simple cette saison car il a fallu se bagarrer fort contre tous les événements.»

Deux visages différents

Au stade Maurice-Boyau, pas franchement inspirés en première période, les Albenassiens ont rattrapé leur retard en deuxième mi-temps mais les efforts faits pendant les quarante dernières minutes n’ont pas suffi. «Nous avons été dominés au niveau du jeu d’avant, notamment avec ces mauls. Nous avons été pris physiquement car ils sont plus denses que nous, concède le manager d’Aubenas. Mais je pense aussi qu’émotionnellement, ce fut très dur de se lâcher. Les garçons ont été pris par le stress, la peur de mal faire.»

Passés par toutes les émotions, les Ardéchois avaient, bien entendu, un œil rivé sur le match entre Cognac et Chambéry. Si dans les vestiaires, à la pause, les téléphones sont restés éteints dans l’en-but, en revanche, les remplaçants ne cessaient de nous demander l’évolution du score du match qui se jouait à 250 kilomètres de là. «De mon côté, je n’ai pas regardé car ça aurait pu nous faire paniquer, raconte Touré. C’était déjà assez compliqué émotionnellement. La priorité, c’était de gagner. Félicitations à Cognac. C’est triste mais c’est le sport. Ça fait partie du jeu et malheureusement, aujourd’hui, la pièce ne tombe pas de notre côté.»

Touré : «Je remercie les joueurs»

Lucide, le manager d’Aubenas-Vals reconnaissait, aussi, que si son équipe n’est pas parvenue à accrocher le maintien, tout ne s’est pas joué sur ce dernier match. «Nous avons laissé filer beaucoup de points pendant la saison. On perd à la dernière seconde contre Massy, aujourd’hui aussi. Tu perds de peu à la maison contre Angoulême, Albi ou Nice. Je tire mon chapeau aux joueurs. On savait que deux belles équipes allaient descendre. On aurait préféré que ce ne soit pas nous. Je remercie et félicite les joueurs car la Nationale est un niveau qui est dense. Tous les week-ends, nous avons joué contre des équipes plus puissantes que nous. Ils ont mis de l’énergie et de l’intelligence pour rivaliser. J’espère qu’ils pourront remonter très vite avec le nouveau staff. Je souhaite bonne route et bonne chance à tout le monde», glisse le manager, qui ne sera plus sur le banc à la rentrée prochaine. Une reprise, qui aura donc lieu à l’échelon inférieur.

Cet article est réservé aux abonnés
Abonnez-vous pour en profiter
à partir de 0,99€/mois, sans engagement
  • Tous les articles en illimité sur le site et l'application
  • Le journal en version numérique dès 20h30 la veille
  • Les newsletters exclusives
Pablo Ordas
Voir les commentaires
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?