Leicester était trop impuissant face au Leinster

  • Les Tigres de Leicester sont tombés sur plus fort ce samedi face au Leinster.
    Les Tigres de Leicester sont tombés sur plus fort ce samedi face au Leinster. PA Images / Icon Sport
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Les Tigres étaient très abattus après ce camouflet, tandis que Leo Cullen, le manager irlandais, gardait le triomphe modeste.

Une chappe de plomb s’est abattue sur Leicester. La ville qui se voit comme le cœur du rugby anglais ne retrouvera pas les demi-finales de Coupe d’Europe. Elle avait, sur le papier, une voie presque royale puisque les Tigres auraient joué à domicile face à Toulouse.

Mais sur le plan sportif, il n’y a pas eu photo. Le public des Midlands a quitté les travées en silence, conscient à notre sens que le meilleur club d’Angleterre ne fait plus forcément le poids contre la meilleure province irlandaise.

Ce n’était pas l’avis, apparemment, du capitaine Ellis Genge qui est venu s’exprimer, l’œil noir après le match. L’homme partira à l’intersaison et il aurait bien voulu le faire sur un doublé championnat-coupe d’Europe qui n’est plus possible. Quand on lui demanda si c’était dur de rencontrer une équipe aussi forte que ce Leinster-là, il répondit : « Ecoute, mon pote, je ne peux pas te laisser dire ça… Nous avons combattu à cent pour cent. Ils avaient treize internationaux d’accord. Mais je ne veux pas qu’on nous range dans la catégorie des perdants magnifiques. Je ne veux pas de ça. Je ne veux pas qu’on me dise ça pour me remonter le moral. Je ne veux pas vous attaquer, mais s’il vous plaît, ne me dites pas ça ! »

Ces propos avaient une étrange résonance, finalement. Ils actaient le fait que malgré son parcours impérial en Angleterre, Leicester n’est plus tout à fait dans la même catégorie que les favoris européens.

Steve Borthwick, le manageur des Tigres a parlé avec plus de philosophie et d’esprit d’analyse : « Quand on entre dans les 22m adverses, on doit marquer mais en première période, ils nous ont imposé des turn-overs quand nous sommes allés chez eux. Voilà la clé de la rencontre. En même temps, je crois que cette expérience va servir à ma jeune équipe. Seuls cinq de mes joueurs avaient déjà joué un quart de finale et en face, ils comptaient 670 capes, plus toutes les rencontres jouées ensemble avec le Leinster. Sur le plan collectif, ils ont été énormes, ils ont vraiment été chirurgicaux. »

Le bon repos des Irlandais

Leo Cullen, le patron des hommes de Dublin a parlé avec son flegme habituel. Il tenait à ce que son triomphe soit modeste et il a surtout félicité l’adversaire. En vérité, son plan a marché à la perfection, sa décision de faire donner quinze jours de repos à ses cadres était la bonne.

« Nous avons fait de bonnes choses en attaque ou en défense, en première période. Je crois que nous avons mis les tigres sous pression quand ils avaient le ballon. Après, ils sont partis à l’abordage en deuxième mi-temps et nous avons un peu souffert. » 

Quelqu’un osa malicieusement demander à Cullen s’il échangerait Jamison Gibson-Park contre Dupont. « Non, je suis très heureux des joueurs dont je dispose. Même si je sais que beaucoup de Toulousains ont remporté le Grand Chelem. Jamison a été excellent aujourd’hui, d’abord par son jeu au pied. Mais vous avez remarqué, il est capable de percer aussi. Il a réussi quelques franchissements et en plus, quand il se retrouve en troisième rideau, il est à l’aise pour lancer des contre-attaques. » En plus, son numéro 9 a été désigné "homme du match". Comme si ce Leinster-là pouvait avoir des complexes…

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J. P.
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