2017 : Wild entre en scène !

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    2017 : Wild entre en scène !
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Il y a cinq ans, le stade français changeait d’ère. Thomas Savare céda le club à un homme d’affaires germano-suisse, Hans-Peter Wild. Son dossier avait largement pris le dessus sur les dossiers concurrents.

Il y a cinq ans, en 2017, le Stade français changeait de propriétaire et la France du rugby découvrait le nom de Hans-Peter Wild, un homme d’affaires germano-suisse particulièrement prospère. Sa fortune s’appuyait sur le commerce de jus de fruit et notamment sur sa marque vedette, Capri Sun. C’est Pascal Papé, deuxième ligne international qui avait su susciter son intérêt.

Après des semaines de négociations, Thomas Savare avait décidé de lui céder le club aux quatorze boucliers de Brennus. Mais Hans-Peter Wild n’était pas le seul sur le coup.

On avait un peu oublié qu’il y avait d’autres projets en lice. Le premier était porté par d’anciens joueurs : Mathieu Blin, Pierre Rabadan, Christophe Dominici, Sylvain Marconnet, Thomas Lombard, Laurent Guétard.

Il semblait le plus avancé, il avait le soutien de quelques investisseurs français, tels Philippe Bucheton et Jean-Baptiste Mortier, du secteur de l’immobilier.

Midi Olympique évoquait aussi un autre dossier porté par une ancienne gloire, l’Anglais Richard Pool-Jones, épaulé par Arnaud Tourtoulou, ancien manageur du Racing 92. Les deux hommes étaient également réputés soutenus par des investisseurs privés. Notre journal parla même d’une piste qatarie, via bien sûr le PSG.

30 millions d’euros sur trois ans

En attendant de faire son choix, Thomas Savare passa une audition devant la DNACG pour expliquer qu’il épongerait le déficit de la saison en cours, estimé à huit millions d’euros, tout de même. Le prix de la passion pour un jeune patron qui, six ans plus tôt avait volé au secours du club en grosse difficulté.

Il restait alors quinze jours au propriétaire du club pour faire son choix, assisté par son bras droit Pierre Arnald.

Mais on sentit vite que le projet à l’accent allemand serait le lauréat. Wild parla d’un investissement de 30 millions d’euros sur trois ans. À côté, les autres dossiers semblaient trop modestes : 10 millions sur cinq ans pour le projet des anciens.

Un proche de Thomas Savare confia ceci : "Nous avons budgété un déficit de 6 millions d’euros par saison. Pour donner son accord, la DNACG voulait une garantie sérieuse de deux ans. Le second projet n’aurait pas été capable de rassembler douze millions immédiatement."

Wild était donc nettement mieux armé que les autres, sa fortune personnelle estimée 2,4 milliards d’euros en était la preuve. Lui et ses émissaires firent un peu durer les tractations car ils voulaient récupérer un club sain avec un déficit totalement épongé, des factures à l’Urssaf réglées et les indemnités de licenciement d’Alex Marco, ex-préparateur physique, mise à plat.

On se familiarisa avec un nouveau nom, Robert Mohr, ancien deuxième ligne allemand de Bourgoin et de La Rochelle, bras droit et conseiller de Hans-Peter Wild. Logiquement, ce dernier confia à Pascal Papé, jeune retraité, la responsabilité de la formation.

La présidence du club au quotidien fut confié à Hubert Patricot, ancien cadre de Coca Cola. Le Néo-Zélandais Greg Cooper fut maintenu à la tête de l’équipe première, assisté de Julien Dupuy et de Olivier Azam. Et le premier dossier chaud consista à retenir le Fidjien Waisea, tout près de rejoindre le RC Toulon.

Pour la petite histoire, la première conférence de presse du Docteur Wild fut marquée par un coup de stress. On s’aperçut au dernier moment que la boisson de Hans-Peter Wild n’était pas représentée. Un employé du club se précipita dans un Carrefour Market de la Porte de Saint-Cloud pour acheter des poches du fameux jus de fruit, et les placer devant le nouveau patron des Soldats roses.

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Jérôme PRÉVÔT
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