Top 14 - Les grands profits de Reda Wardi

  • Depuis son retour de blessure, Reda Wardi impressionne. Photo Icon Sport
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Reda Wardi - pilier gauche de La Rochelle.; De retour en grande forme après une longue absence, le natif de Montpellier a notamment mis à profit sa convalescence pour gagner en mobilité. Le staff rochelais l’érige en exemple.

La valeur d’un joueur - et, au-delà, de l’homme - se mesure souvent à l’estime que lui portent ses coéquipiers. Son staff, aussi. Rien qu’à ce titre, Reda Wardi joue dans la cour des grands, à La Rochelle. Mentionnez donc son nom, dans les couloirs de l’Apivia Parc. Le flot de louanges est sincère. Pour ne pas dire teinté d’admiration. « Franchement, Reda, c’est une machine ! », résume si bien Philippe Gardent, préparateur physique.

Il faut dire que le pilier gauche a placé la barre haute durant le premier trimestre 2022, le pectoral alors meurtri par une anodine mêlée fermée disputée à Noël. Quatre mois sur le flanc, dans le sens littéral du terme ? Pensez-vous. Ce n’est pas le genre du costaud gaillard de 26 ans, adoubé par Ronan O’Gara, pour qui « chaque nuage est une opportunité ».

« Les jeunes joueurs ne comprennent pas que, quand ils sont blessés, ils sont obligés de revenir meilleurs. Reda, lui, s’est regardé dans une glace pour voir comment progresser, salue le manager rochelais. Il a travaillé tous les éléments : sommeil, nutrition, musculation, puissance, le rugby. » Et Gardent de s’incliner : « Tu ne peux pas mieux faire que ce qu’il a fait. »

Une diète bénéfique

On évoque là un plan articulé autour d’une diète. Pas pour perdre du poids, non. La balance indique toujours 110 kilos. « J’ai moins de masses grasses dans mon corps, désormais, et plus de masse musculaire, souligne un Wardi affûté. J’ai réappris à manger, en vrai, et je continue. Pour me sentir mieux sur le terrain et davantage me déplacer. J’ai d’ailleurs bossé mon jeu offensif, avec le ballon. Ça me sert, je me sens plus fort. » Un pas en arrière, plusieurs en avant. Bref, une blessure salutaire.

La recette porte ses fruits à vue d’œil. Très en jambes dès son match de reprise, fin avril contre Perpignan, le pilier maritime totalise pas moins de 28 courses sur ses quatre premières sorties post-infirmerie. Plus que tout autre avant rochelais, hormis l’intouchable Grégory Alldritt. Et soit, à titre personnel, le double de sa moyenne habituelle. Celle de la saison passée, du moins. Durant laquelle "Fry" a parachevé sa montée dans l’échiquier des piliers français en martyrisant un certain Tadhg Furlong en mêlée. L’Irlandais du Leinster qu’il recroisera peut-être dans une semaine, en finale de Champions Cup.

Si la concurrence à son poste est rude - avec un Dany Priso actuellement sur son 31 - Reda Wardi, suivi par le staff du XV de France, n’a pas dit son dernier mot pour la fin de saison. « Avant ma blessure, je me sentais au top. En faisant tous ces efforts, je peux être encore mieux. Maintenant, ce sont les actes qui vont compter, pas les paroles. » Dont acte.

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Romain ASSELIN
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