Top 14 - Yoan Tanga (Racing 92) : « J'ai arrêté d'appeler Uber Eats »

  • Le numéro 8 du Racing Yoan Tanga, ici face au Castres olympique, fut sans nul doute le meilleur Francilien cette saison. Quel punch !
    Le numéro 8 du Racing Yoan Tanga, ici face au Castres olympique, fut sans nul doute le meilleur Francilien cette saison. Quel punch ! Icon Sport
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Yoan Tanga, qui évoluera au Stade rochelais la saison prochaine, jouera peut-être dimanche soir son dernier match avec le Racing 92. Comment l’appréhende-t-il ? Et comment explique-t-il la saison canon qu'il vient d'accomplir ? Il se livre...

Comment appréhendez-vous ce quart de finale à Bordeaux ?

Comme un match qui pourrait achever notre saison, si ça se passait mal… On l’a néanmoins préparé le plus sereinement du monde, à la fois conscient de nos forces et des qualités de l’Union Bordeaux-Bègles. […] En fait, il nous a fallu un peu de temps pour encaisser le match face à Toulon, où ça a beaucoup tapé. Nous n’avons repris l’entraînement que mercredi. Mais la semaine a été bonne.

Etes-vous outsider, comme on a pu l’entendre ici et là ces derniers jours ?

Je ne veux pas faire la victime. Sur la saison, Bordeaux a terminé devant nous mais sur un match, tout est ouvert…

Vous attendez-vous à ce que l’Union Bordeaux-Bègles vous cible dans le combat d’avants ?

(il soupire) Comme d’hab, non ? Vous savez, on entend ça depuis le début de saison. Personnellement, je ne calcule même pas ce genre de truc. On verra bien ce qu’il se passe dimanche…

Avez-vous enfin digéré l’élimination en Champions Cup, survenue il y a un mois face au Stade rochelais ?

La champions Cup était au club notre premier objectif. Nous avons digéré cet échec et sommes désormais prêts à basculer sur le Top 14. On ne va pas s’apitoyer sur notre sort. Il y a un job à finir, en championnat.

Etes-vous généralement tendu avant un gros match de phase finale ?

Non, pas vraiment. La pression arrive le jour du match mais dans ces cas-là, j’ai mes petits trucs à moi pour la faire redescendre.

Que faîtes-vous ?

Je prie. Je demande à Dieu de me donner de la force.

Faîtes-vous toujours partie d’une chorale de gospel à Paris ?

Je n’ai plus trop le temps de les accompagner au piano, depuis quelques semaines… Mais je fais toujours partie d’un groupe de chrétiens avec lequel je prie régulièrement, oui.

Chantiez-vous avec cette chorale, aussi ?

Non, je les accompagnais simplement au piano. J’en joue de cet instrument depuis un peu plus de dix ans. C’est mon père (un ancien catcheur professionnel aujourd’hui pasteur, N.D.L.R.) qui m’avait initié à ça. J’ai tout de suite accroché. Je ne pratique pas trop la musique classique mais plutôt du jazz, de la soul, du RnB...

Y a-t-il des bons chanteurs dans le vestiaire du Racing ?

(il éclate de rire) Oui. Virimi Vakatawa a une très belle voix ! Allez fouiller sur Youtube, vous tomberez probablement sur l’un de ses tubes (il existe effectivement deux chansons interprétées par Virimi Vakatawa et intitulées « Au Dau Ririko » et « Galili », N.D.L.R.).

Vous réalisez une saison extraordinaire sous le maillot du Racing, probablement la meilleure de votre carrière. Comment l’expliquez-vous ?

J’ai gagné en mâturité et surtout perdu du poids.

Combien de kilos avez-vous perdu ?

Trois ! J’étais à 110 kg à mon arrivée au Racing et je suis à 107 aujourd’hui. Je me sens mieux, je me déplace davantage.

Avez-vous fait un régime particulier, pour cela ?

Non. J’ai juste arrêté d’appeler Uber Eats (un service de livraison de plats cuisinés, N.D.L.R.) après l’entraînement. (il se marre) La petit crèpe au goûter, c’était ma faiblesse…

Vous faîtes indéniablement partie, avec Anthony Jelonch, Jordan Joseph ou Sekou Macalou, des possibles doublures de Gregory Alldritt en équipe de France. Y pensez-vous, parfois ?

L’équipe de France, je l’ai côtoyée de près durant le dernier Tournoi des 6 Nations (il avait été appelé par Febien Galthié pour les entraîneemnts à Marcoussis, N.DL.R.). C’est évidemment un objectif majeur et comme tout Français, je rêve un jour de pouvoir défendre les couleurs de la nation. Mais aujourd’hui, ma priorité reste la fin de saison du Racing.

Permettez-nous d’insister : êtes-vous loin des joueurs que l’on vient de citer ?

Je ne sais pas… Si j’ai été appelé pour participer aux entraînements, c’est peut-être que le staff estime que je ne suis pas très loin…

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marc duzan
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