Semaine d’ivresse à Bayonne, champion de France de Pro D2

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    Semaine d’ivresse à Bayonne, champion de France de Pro D2 - Pablo Ordas
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Depuis dimanche soir, les joueurs et le staff de l’Aviron bayonnais enchaînent les moments de partage pour fêter le titre de champion de France de Pro D2 et terminer, comme il se doit, un cycle commencé il y a quatre ans.

À Bayonne, la ville a retrouvé le sourire depuis dimanche après-midi. Un an après la relégation du club basque, qui avait marqué au fer rouge tout un peuple, les joueurs de l’Aviron ont réparé leur erreur et ont offert aux Bayonnais un troisième moment de liesse collective en six ans, après les montées de 2016 et 2019.

S’il n’y eut pas, sur la pelouse du GGL Stadium, une explosion de joie comme il y a trois ans après la pénalité de Martin Bustos Moyano - le scénario de la finale étant complètement différent - la communion avec les supporters ayant fait le déplacement fut belle. Dans les couloirs du GGL, les Bayonnais avaient le sentiment du devoir accompli. «Je suis apaisé», disait d’ailleurs Yannick Bru en conférence de presse d’après-match. Le patron du secteur sportif, avant son départ, venait alors de remettre l’Aviron «où il doit être, avec les meilleurs clubs français.»

Rouet l’équilibriste, Monribot l’auto-stoppeur

Dans l’Hérault, après avoir partagé un verre au sein de la brasserie du MHR, où l’arrière Gaëtan Germain se baladait en tenue de match à une heure avancée de la nuit, les joueurs et une partie du staff ont poursuivi les festivités au «Pulp», une discothèque située à Lattes, au sud de Montpellier.

Excellents sur le terrain pendant ces phases finales, le demi de mêlée Guillaume Rouet et son coéquipier Jean Monribot ont animé comme il se doit cette première soirée et, globalement, la semaine de fête. Lundi au petit matin, les deux compères, après une nuit blanche pour le troisième ligne et trente petites minutes de sommeil pour le demi de mêlée, assuraient le spectacle sur la place Georges Frêche de Montpellier.

Pendant que Rouet jouait les équilibristes et faisait le piquet dans le plus simple appareil devant ses coéquipiers ou passants hilares, Monribot lançait un «Pekin Express» pour rejoindre l’aéroport. Seul à jouer le jeu, le troisième ligne grimpait rapidement dans un Renault Scénic gris et quittait le reste de l’équipe. «Alexandre, cet inconnu qui m’a pris en stop, a fait un gros détour pour m’amener à l’aéroport, se marrait-il. Le problème ? C’est qu’en arrivant, j’étais seul au monde ! J’ai donc été dans le premier bar que j’ai vu pour me commander une bière.»

Durant le vol, ayant vu que Monribot s’était permis de fermer les yeux quelques secondes, Rouet immortalisait le moment et postait, sur les réseaux sociaux, une photo du troisième ligne en mentionnant, «Rouet 1 - Monribot 1». Il faut dire que quelques heures auparavant, les deux hommes s’étaient lancés le défi de savoir qui tiendrait le plus longtemps pendant cette semaine.

Bru : « Cet accueil est à l’image du public bayonnais »

Du domicile de Yannick Bru à celui d’Ugo Boniface, les Bayonnais ont enchaîné les moments de partage. Comme il y a trois ans et le titre acquis après la victoire face à Brive, ils ont passé la journée de mercredi à Saint-Jean-Pied-de-Port. Ils ont aussi été reçus en héros à la mairie de Bayonne, lundi soir, où une foule nombreuse et bruyante les attendait.

C’est à pied qu’ils ont effectué les deux kilomètres qui séparent le stade Jean-Dauger de l’hôtel de ville. Pour l’occasion, les joueurs et le staff du club basque étaient vêtus d’une tenue blanche, d’un foulard et béret bleu. Le tout avait été préparé, dans le secret, par Jean Monribot. «Ça m’a pris un temps fou, mais je voulais qu’on soit beau et présentable», nous expliquait-il. Pendant de longues minutes, au rythme d’une belle Peña Baiona, ou d’un vibrant Hegoak, c’est tout un club qui a pu communier avec son public. Il régnait, d’ailleurs, un avant-goût des fêtes de Bayonne, lundi soir, dans la cité du Roi Léon. «Cet accueil est à l’image du public bayonnais, décrivait Yannick Bru. Il a été chaleureux, affectueux. Ce sont des moments hyper émouvants.» Si de nombreux joueurs ont lancé leur béret depuis le balcon de l’hôtel de ville, ils auront l’occasion de revenir sur ces lieux, dans un mois et demi, pour jeter les clés de la ville et ouvrir les fêtes.

Jeudi matin, les Ciel et Blanc ont rejoint Barcelone, en bus, afin de poursuivre les festivités jusqu’à samedi.

Les plus vaillants pourraient ensuite continuer la fête quelques jours, avant un repos bien mérité et le début d’un nouveau cycle, en Top 14, où un défi de taille les attend.

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Pablo ORDAS
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