Crabos - Le Stade toulousain a su corriger le tir en finale face au Lou

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    Crabos - Le Stade toulousain a su corriger le tir en finale face au Lou Vincent Duvivier - Vincent Duvivier
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Auteurs d'une première période catastrophique face à des Lyonnais précis en touche et acharnés en défense, les Toulousains ont su trouver les clés tactiques pour renverser le sort après la pause.

Elle fleurait bon les années 2000 et les Lyon-Lannemezan de la grande époque au stade Vuillermet, cette finale Crabos, opposant par bancs interposés des coachs comme Jean-Henri Tubert et Marc Dantin. Un sentiment forcément prolongé par la lecture de certains noms chez les joueurs, à commencer par ceux de Pakihivatau à Lyon ou Tolofua à Toulouse, dont le papa Abraham était d’ailleurs lui aussi présent sur le banc stadiste…

Mais de toutes ces considérations nostalgiques, les 46 acteurs n’avaient évidemment cure sur la pelouse d’un stade Marcel-Michelin passée en un temps record de brûlante à trempée, la faute à une copieuse averse survenue autour de la 10e minute. Le genre de détail qui favorisa globalement les desseins de Rhodaniens davantage venus pour occuper et presser, plutôt que ceux de Toulousains vaille que vaille fidèles à leur éternelle école.

Le hic ? Il est que se passer un ballon glissant n’est pas un exercice facile dans un contexte aussi émotionnellement chargé qu’une finale, qui plus est lorsque son maître à jouer (Berges en l’occurrence) doit quitter le terrain au bout d’un quart d’heure. Faute de mains, pas de jeu toulousain, et la relève du Stade a payé pour l’apprendre en laissant tomber au bas mot une quinzaine de ballons, lors du premier acte…

« On peut être le plus grand club d’Europe et garder un esprit de village »

Le truc ? Il est qu’on ne porte jamais le maillot stadiste par hasard et qu’à l’instar des féminines une semaine plus tôt, les Haut-Garonnais sont allés renverser un match que n’importe qui aurait pu leur prédire perdu, à 9-0 pour Lyon au retour des vestiaires. « Il n’y a pas besoin de gueuler, avec ces gosses. À la mi-temps, on leur a simplement demandé s’ils comptaient continuer comme ça ou simplement redevenir eux-mêmes, révélait l’entraîneur Marc Dantin. Il y avait de la nervosité, c’est normal : on présentait un groupe avec énormément de première année. On a compté dix blessés graves cette saison, on a le petit Maka qui était pris pour la finale avec les espoirs, mais on est allé chercher ce petit supplément d’âme. »

Jusqu’à provoquer l’erreur fatale de l’arrière rhodanien Nottet, irréprochable jusque-là. « Après la pause, on est revenu à nos cellules, à du jeu beaucoup plus simple, et on a réussi à tenir un peu le ballon alors qu’on ne s’était pas fait deux passes en première période, prolongeait l’épatant talonneur Thomas Lacombre, de la digne trempe d’un Julien Marchand. Même si on a eu beaucoup de déchet et d’impatience près des lignes, on a réussi à aller chercher ce titre à l’envie face à une valeureuse équipe de Lyon. » « La force du Stade, c’est d’être le plus grand club d’Europe tout en gardant un esprit de petit village », concluait Dantin.

Impossible de lui donner tort, au vu des yeux émus de Didier Lacroix et d’Ugo Mola à l’heure de voir leur progéniture soulever un bout de bois avec leurs copains…

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