Patrick Arlettaz (Usap) : « Cette finale d’accession, il faut tout faire pour ne plus la revivre »

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Le technicien était évidemment soulagé du succès des siens. S’il a tenu à féliciter ses joueurs, il s’est aussi projeté sur la suite avec ambition et avec des messages à faire passer.

Ça y est, vous avez enfin atteint l’objectif… Que ressentez-vous ?

Ce que les gars ont fait est fabuleux. C’était déjà une très belle saison mais elle n’était réussie que si l’on arrivait à se maintenir. C’est ce que l’on s’était promis, c’est ce que l’on voulait faire. On l’a fait. Mais alors, ce match-là, je savais qu’il était particulier mais le vivre, ça n’a rien à voir. C’est encore autre chose qu’une finale de Pro D2. Ça a été très dur.

Heureusement, j’ai des joueurs fabuleux qui se sont construits sur plusieurs années. Un staff fabuleux, aussi. Je les remercie. C’est merveilleux et très grand ce qu’ils ont fait. On ne se rend pas compte à quel point ce match peut être dur.

Il vous a fallu tenir le choc mentalement alors que le Stade montois vous chahutait. Comment avez-vous traversé ça ?

Je savais que l’on aurait le Mont-de-Marsan de la saison, qu’il serait libéré et nous poserait des problèmes. On connaît la Pro D2, à quel point c’est dur. Mais on ne voulait pas y retourner maintenant que l’on a goûté au Top 14. On voulait tellement y rester que l’on s’est crispé parfois. Comme le dit Gérald Bastide, c’est comme le ciment qui durcit.

Malgré tout, là où les joueurs sont forts, c’est qu’ils sont parvenus à se libérer et à réciter leur jeu par moments. Ils ont réussi à inverser la tendance, à gagner les impacts, à se mettre en confiance… Le carton jaune a aidé en un sens mais nous avions déjà commencé à prendre les choses en main.

L’Usap repart donc en Top 14. Comment envisagez-vous la suite ?

Il y a deux ou trois enseignements que j’ai tirés de cette saison. D’abord, c’est toujours plus dur de confirmer. Il ne faut donc pas rester sur ses acquis. Maintenant que l’on a connu cette finale d’access, il faut tout faire pour ne plus la revivre. Et je ne parle pas de terminer quatorzième… J’ai un message à faire passer, d’ailleurs.

On vous écoute…

On connaît tous notre budget, on n’a pas de marge. En termes de joueurs, d’abnégation, de don de soi, on ne peut pas faire plus qu’aujourd’hui. Mais on ne peut pas continuer de vivre avec un vestiaire qui date de 1998, d’avoir des espoirs qui évoluent dans un centre d’entraînement quasiment classé insalubre. Ça ne va pas pouvoir continuer, ce n’est plus possible. Il faut que l’on nous aide.

Il ne faut pas que les joueurs fassent tout, que le public fasse tout, que le président fasse ce qu’il peut, avec ses moyens, et que l’on descende en Pro D2 parce que l’on n’a pas été aidé par les institutions. Je parle des installations, je ne parle pas d’acheter des stars, de doubler le budget. Je ne rêve pas, je ne suis pas un rêveur.

En revanche, il y a un minimum à avoir. On a un groupe fabuleux, un public fabuleux. Mais je crois qu’on le mérite ce coup de pouce. Comme l’on méritait de rester en Top 14. On ne pourra pas tirer tout le temps sur la corde.

En quoi l’Usap de la saison à venir sera-t-elle différente ?

On va démarrer un nouveau cycle dans la continuité de ce qui a été fait. Il faut que le staff évolue un peu, il faut que l’on cible notre recrutement sur deux ou trois joueurs, que l’on ait plus d’ambitions globalement…

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Vincent BISSONNET
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