Le Top 10 des week-end de demis de Top 14

  • Jonny Wilkinson (Toulon), face à Toulouse en demi-finale de Top 14, en 2013.
    Jonny Wilkinson (Toulon), face à Toulouse en demi-finale de Top 14, en 2013. Vincent Michel / Icon Sport
Publié le , mis à jour

Depuis la saison 2010-2011, c’est devenu le plus grand rendez-vous de la saison en Top 14 : en réunissant les demi-finales sur un même lieu, la LNR a créé un événement populaire et sportif sans égal. Retour sur les dix premiers week-ends de demies avant de mettre le cap sur Nice pour le dernier carré de cette édition 2021-2022.

2016 à Rennes : et le Racing renversa Clermont

Aucun supporter du Racing de Clermont, ni aucun spectateur du Roazhon Park n’a oublié la demi-finale du 17 juin 2016. Alors que l’ASM, menant 33-27 en prolongations, se dirigeait vers la finale au Camp Nou, Kruger, à la limite du hors-jeu, intercepta “Rado” puis servit Imhoff qui, cinquante mètres plus loin, inscrivait l’essai assassin. Dans la foulée, Carter transformait et mettait un point final à une rencontre folle, dominée dans un premier temps par les Franciliens (16-3), renversée par Clermont (27-27 à la fin du temps réglementaire), sublimée par un drop-goal de 50 mètres de Brock James, avant cet ultime coup de théâtre. La veille, le RCT de Nonu et Halfpenny avait imposé sa loi face à Montpellier avec autorité (27-18).

Racing 92 v Clermont Auvergne - Top 14 Demi finale. Teddy Thomas et Damian Penaud.
Racing 92 v Clermont Auvergne - Top 14 Demi finale. Teddy Thomas et Damian Penaud. Avalon / Icon Sport - Avalon / Icon Sport

2017 à Marseille : du suspense et un feu d’artifice au Vélodrome

Deux matchs dingues en 24 heures. En juin 2017, à Marseille, les amateurs de rugby ont eu droit à deux rencontres complètement différentes mais toutes deux passionnantes. Le vendredi soir, la bataille avait été acharnée entre Toulonnais et Rochelais. Au bout du suspense, Anthony Belleau inscrivait un drop-goal entré dans la légende (18-15). Le lendemain, c’est un feu d’artifice qui suivit avec des Clermontois sur un nuage. Intenables offensivement, les troupes de Franck Azéma livrent un véritable récital pour mener 37-12. En deuxième période, le Racing 92 sauvera l’honneur avec la manière pour porter le score à 37-31.

2014 à Lille :Castres-Montpellier, la folle prolongation

Après une première demi-finale maîtrisée par Toulon contre le Racing (16-6), les spectateurs du stade Pierre-Mauroy assistent aux retrouvailles entre Castres et Montpellier, grands rivaux. Comme attendu, la partie est tendue. Tellement que même après 89 minutes de temps de jeu réglementaire, les deux équipes ne sont pas parvenues à se départager. Tout se joue donc en prolongations. D’entrée, Rémi Lamerat est proche d’inscrire une merveille d’essai en solitaire. Ce n’est que partie remise pour les Tarnais qui prennent le dessus par un drop-goal lointain de Seremaia Baï. Le MHR a quelques balles de match mais, dans le flou au niveau réglementaire, il refuse les pénalités pour aller en touche. Bien mal lui en a pris.

2011 à Marseille : Montpellier-Racing, doublement renversant

2011 marque la première édition des demi-finales. Toulouse ouvre le bal avec une rencontre dominée de la première à la dernière minute contre Clermont (29-6). Rupeni Caucaunibuca s’offre un doublé de prestige. Le lendemain, le scénario de Montpellier-Racing est tout autre : Montpellier réalise un début en fanfare et mène 20-6 en début de seconde période ; le Racing 92 renverse alors le cours des événements avec trois essais de Bobo, Wisniewski et Qovu pour entrevoir la finale. Mais c’était sans compter sur l’adresse au pied de Martin Bustos Moyano qui d’une pénalité envoie le MHR de Fabien Galthié au Stade de France au bout du suspense (25-26).

2013 à Nantes : Castres, la surprise totale

Après qu’ils aient survolé la saison régulière avec plus de 90 points au compteur, tout le monde s’attend à une finale Toulon-Clermont, en juin 2013. A Nantes, le RCT atteint cet objectif en venant aisément à bout de Toulouse (24-9), avec deux essais de Rossouw et Armitage. Le lendemain, l’ASM est confrontée à Castres. Dominateurs en mêlée, les Tarnais surprennent tout le monde en virant devant à la pause (3-12). En seconde période, les Auvergnats tentent de recoller au score. Mais leurs espoirs sont réduits à néant par une interception de Cabannes (9-25). Stupeur à la Beaujoire.

2012 à Toulouse : Wilkinson a le dernier mot

En 2012, le Stade toulousain avait la chance d’évoluer quasiment à domicile en recevant Castres au Stadium lors de la première demi-finale marquée par de nombreuses fautes et peu d’espaces. A ce petit jeu, les Toulousains, malgré deux cartons jaunes, prenaient le meilleur (24-15) grâce notamment à la botte de Luke McAlister qui avait réussi une pénalité de plus de cinquante mètres pour ouvrir les débats. Le public du Stadium ne voyait pas non plus d’essai le lendemain lors de la confrontation très serrée entre Clermont et Toulon. Morgan Parra réussissait quatre pénalités mais Jonny Wilkinson avait le dernier mot en passant sa cinquième pénalité de la journée à trois minutes du coup de sifflet final. Toulon l’emportait 15 à 12.

2015 à Bordeaux : Collins dans toutes les têtes

Le vendredi 5 juin, au moment d’entrer sur la pelouse de Bordeaux, les Toulonnais n’ont pas vraiment la tête au match. Ils ont appris le matin même le décès de leur ancien partenaire Jerry Collins et de sa femme dans un accident de la route. Le Stade français, porté par une troisième ligne en feu, s’imposait sur le score de 33 à 16. Le lendemain, le Stade toulousain s’inclinait face à Clermont (18-14), malgré un essai de Maxime Médard en début de seconde période, le seul de la rencontre. C’était la fin d’une époque puisque Guy Novès venait de vivre son dernier match à la tête du Stade toulousain.

2021 à Lille : Ntamack y laisse sa mâchoire

Le Stade rochelais ne laissait aucune chance au Racing 92 lors de la première demi-finale. Le finaliste de la Coupe d’Europe faisait parler sa puissance pour prendre un large avantage au score dès la première période, grâce notamment à un essai d’Arthur Retière. La Rochelle maîtrisait les débats et s’imposait 19 à 6, face à des Racingmen qui n’inscrivaient plus le moindre point après le premier quart d’heure de jeu. La deuxième demi-finale était plus indécise et plus musclée entre Toulouse et l’Union Bordeaux-Bègles. Les nouveaux champions d’Europe s’imposaient 24-21 dans un match marqué par le carton rouge de Ulupano Seuteni et la sortie sur blessure de Romain Ntamack juste avant l’heure de jeu.

2018 à Lyon : l’exploit de Castres

Le Lou avait réussi à éliminer Toulon après prolongation lors du match de barrage pour vivre cette demi-finale à domicile. Mais Montpellier, premier de la phase régulière, était bien plus fort et s’imposait largement 40 à 14, grâce notamment à une première période dantesque. Le MHR menait déjà 23 à 9 à la pause. En revanche, le public de Lyon assistait à une réelle surprise le lendemain. En effet, Castres, dernier qualifié et tombeur de Toulouse en barrage, venait à bout du Racing 92 (19-14), deuxième de la phase régulière, et parvenait à se hisser en finale au terme d’une seconde période dominée par les Franciliens qui manquaient plusieurs fois l’occasion de reprendre l’avantage.

2019 à Bordeaux : la logique respectée

La logique est respectée en 2019 puisque Toulouse et Clermont, les deux premiers de la phase régulière, gagnent leur billet pour le Stade de France sans trop de difficulté. Les Toulousains, au coude à coude avec La Rochelle pendant une heure, finissaient par faire la différence grâce à deux essais (Bézy et Kolbe) en cinq minutes pour s’imposer finalement 20 à 6. Le lendemain, malgré un premier essai de Gill pour Lyon, Clermont s’imposait largement sur le score de 33 à 13 grâce à des essais de Penaud, Raka et Moala.

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