Gang de Fidjiens : Botitu-Cocagi-Nakosi, le triangle d’or du Castres olympique

  • Botitu-Cocagi-Nakosi,  le triangle d’or
    Botitu-Cocagi-Nakosi, le triangle d’or
Publié le

Les Fidjiens du CO ont tenu une part prépondérante dans la montée en puissance de l’équipe managée par Pierre-Henry Broncan. Et s’ils entretiennent leur culture, ils se sont parfaitement intégrés à la vie castraise.

C’est un fait : Vilimoni Botitu, Filipo Nakosi et Adrea Cocagi, les trois trois-quarts fidjiens du CO, sont devenus des éléments incontournables de la composition d’équipe proposée par Pierre-Henry Broncan et son staff. En Top 14, depuis la prise de fonction de l’équipe technique en place, en fin d’année 2020, l’ailier Filipo Nakosi est aligné systématiquement lorsqu’il est disponible, de même que le premier centre (qui peut aussi jouer numéro 13) Vilimoni Botitu. Seul Adrea Cocagi connaît une rotation un peu plus fréquente, puisqu’il se partage le maillot floqué du 13 avec le toujours très solide Thomas Combezou. Les trois Fidjiens séduisent.

Ils ont su garder leur côté communautaire très poussé tout en se mêlant et en s’intégrant tant à l’équipe qu’à la ville de Castres. C’est bien là leur première force : alors que les Îliens ont souvent la réputation d’être des personnes relativement discrètes (qui a dit secrètes ?), naturellement portées vers un relatif repli sur elles-mêmes, les trois copains du CO sont tout le contraire. Bien sûr, on les voit souvent se réunir, prier un genou au sol dans le style si identifiable de leurs compatriotes. Mais sitôt les psaumes prononcés et les trois colosses debout, ils deviennent des Castrais à part entière : «Chez nous, il n’y a pas de clan, détaillait Pierre-Henry Broncan. Tout le monde évolue ensemble. Nous imprégnons les étrangers de notre culture. Dans le bus, les soirs de victoire, la musique est française. Cela va très bien à nos étrangers qui progressent dans la langue de Molière !»

En plus d’être des coéquipiers en or hors du terrain, ils sont sacrément efficaces lorsqu’est venu le moment de jouer. Le triangle d’or formé par les trois joueurs est craint aux quatre coins du Top 14 : en championnat, Adrea Cocagi «pèse» 1 482 minutes jouées pour deux essais. Filipo Nakosi, lui, a disputé 1 487 minutes pour trois réalisations tandis que Vilimoni Botitu culmine à six essais pour 1 258 minutes disputées. Au club, loin de l’image fantasque qui peut parfois coller à la peau des joueurs îliens et plus particulièrement fidjiens, on loue leur rigueur et leur investissement : David Darricarrère ne tarit pas d’éloges sur ses trois perles venues des îles : «Je suis content de les avoir ! Ce sont des garçons qui travaillent beaucoup, qui ont soif d’apprendre et qui ont beaucoup progressé malgré leurs airs dilettantes. On a bossé les courses, la technique, le déplacement. Ils ont commencé à toucher de plus en plus de ballons et donc, logiquement ils sont devenus de plus en plus dangereux. Ils bossent de façon à s’éclater sur le terrain car pour eux, le rugby est un jeu avant d’être un métier.»

Ils ont tous prolongé

On ne compte plus les actions d’éclat réussies cette saison par les trois compères, qui sont les principaux pourvoyeurs d’essais de l’équipe tarnaise (Botitu, avec six essais, est le meilleur marqueur du CO). Et si aucun d’eux n’a marqué vendredi dernier, ils furent tous les trois hyperactifs lors de la demi-finale face à Toulouse (Nakosi et Botitu étaient titulaires, Cocagi est entré en jeu à la 50e), c’est Filipo Nakosi qui eut un geste presqu’anodin mais décisif. À la 79e minute, sur un «rasant parfaitement distillé par Benjamin Urdapilleta dans le dos de la défense toulousaine, Nakosi, à la réception réussit une remise intérieure sur un pas formidable pour son arrière Julien Dumora, qui filait marquer l’essai de la victoire.

Les trois précieux Fidjiens ont été sécurisés par le club tarnais. Ils sont engagés jusqu’en 2025 (Cocagi et Botitu) et 2024 (Nakosi). De quoi voir venir avec sérénité.

Cet article est réservé aux abonnés
Abonnez-vous pour en profiter
à partir de 0,99€/mois, sans engagement
  • Tous les articles en illimité sur le site et l'application
  • Le journal en version numérique dès 20h30 la veille
  • Les newsletters exclusives
David BOURNIQUEL
Voir les commentaires
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?