Fédérale 3 - Une finale pour l’histoire et les copains

  • Les Béarnais de l’Usep ne partiront pas favoris mais la saison a prouvé que les Noirs étaient capables de se surpasser.
    Les Béarnais de l’Usep ne partiront pas favoris mais la saison a prouvé que les Noirs étaient capables de se surpasser. Photo Jean-Patrick Lapeyrade - Photo Jean-Patrick Lapeyrade
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Deux profils similaires s’affronteront ce dimanche dans la banlieue toulousaine pour la récompense ultime entre Béarnais et Catalans emmenés par leur peuple respectif.

Qu’il fleure bon ce parfum de phases finales et cette issue tout proche pour les deux formations qui vont en découdre pour conquérir le bouclier de Fédérale 3. Avec des trajectoires assez linéaires, l’Usep (Ger-Séron-Bédeille) et la Salanque Côte radieuse (Torreilles-Canet-Sainte-Marie) ne seront plus qu’à quelques encablures de décrocher le Graal venant récompenser une saison haute en couleur. Les Béarnais auront su résister à Servian-Boujan en demi-finale, un peu à l’image de ces dernières années, sur le fil, mais avec une volonté incroyable comme le confirme le coach Laurent Abadie : «Depuis quelques années, nous sommes une formation qui se bat avec ses armes et qui gagne par le petit bout. On ne parvient pas à tuer les matchs, les scores sont souvent tendus mais cela dénote aussi une belle force de caractère.» D’autant qu’à l’approche de ces joutes cruciales, l’aspect mental est primordial, il rajoute : «Disons qu’à force de batailler, on forge certaines qualités. J’y vois des atouts et une cohésion entre les garçons qui se connaissent par cœur.»

Face à des adversaires réputés pour leur générosité, les Béarnais seront prévenus. Après avoir vaincu un favori au titre suprême que représentait Palavas-Lunel, les Catalans montent en régime. Complets sur le jeu d’avants après avoir rivalisé durant de nombreuses semaines, dotés d’arrières qui se distinguent également par leur volonté exacerbée d’aller chercher les extérieurs, les Salanquais possèdent des arguments de taille. Lionel Montgaillard, l’entraîneur Sang et Or détaille : «Nous essayons de maîtriser notre milieu de terrain. J’observe aussi pas mal d’insouciance au sein de nos rangs avec un effectif jeune. Je suis bluffé par leurs initiatives et la notion de plaisir est primordiale dans le rugby que nous mettons en place.» Notamment pour combattre face à des formations huppées sur les fondamentaux, il poursuit : «Une certaine idée du jeu nous anime, nous sommes en amateurs et on doit proposer quelque chose qui nous correspond pour faire vivre le ballon.»

L’Usep à pas feutrés

Ce duel mettra aux prises des Béarnais auteurs d’un championnat loin d’être clinquant (troisième de poule) mais avec trois formations issues de cette zone allant jusqu’en quart de finale. C’est dire le niveau global et l’investissement de tous les instants à appliquer pour sortir de l’ornière en quelque sorte. Laurent Abadie précise : «Nous bénéficions d’un groupe qui n’évolue pas trop en termes de mutations depuis quelques saisons. Nos garçons se connaissent tous depuis l’école de rugby. Nous n’avons pas l’équipe la plus lourde de la compétition mais je ne sens pas d’usure physique non plus. Espérons que cela dure jusqu’à dimanche après-midi.» Si de ses vœux, le staff de l’Usep fonde pas mal d’espoirs sur la relative fraîcheur, les Catalans eux aussi auront des vertus à faire valoir. Lionel Montgaillard conclut : «Les compteurs seront remis à zéro à nouveau. On affinera notre stratégie, puis d’amener notre entente avec son école de rugby si haute est une véritable fierté pour tout le club. Le décor est planté, place au jeu, la fête sera belle entre deux publics connaisseurs, où transpire la passion à chaque centimètre du stade pour aller toucher le fameux bout de bois si convoité.

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Rémy RUGIERO
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