Le patron, c’est Gailleton

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Étincelant avec le maillot frappé du coq sur les épaules, Émilien Gailleton prouve match après match tous les espoirs placés en lui. Le patron des Bleuets, c’est lui.

À le voir évoluer, on en oublierait presque qu’il est surclassé. Au cœur d’une génération 2002 qui vit ses derniers moments dans les catégories jeunes de l’équipe de France, Émilien Gailleton fait oublier qu’il n’a que 18 ans, pendant que d’autres en ont 20. Mais est-ce vraiment une surprise ? Depuis plusieurs saisons déjà, le prodige agenais est vu comme un futur grand, très grand du rugby français. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne fait pas diminuer les attentes qui sont placées en lui avec le maillot des Bleuets sur les épaules.

Celui qui va découvrir le Top 14 la saison prochaine avec Pau est devenu, en quelques semaines, un cadre de l’effectif tricolore. Un charisme qui augmente de jour en jour comme l’explique Jean-Marc Bédérède, le manager général : « Émilien est un joueur qui évolue constamment. Bien évidemment, il progresse dans le jeu mais c’est surtout dans la vie de groupe qu’il est très important. Il s’investit de mieux en mieux et n’hésite plus du tout à prendre la parole dans le vestiaire. L’ensemble du staff peut réellement s’appuyer sur lui, c’est un avantage. » Après l’avoir été par intérim durant le dernier Tournoi des 6 Nations, Émilien Gailleton a été désigné capitaine de l’équipe de France pour ces U20 Summer Series. Une distinction loin d’être infondée.

Sept titularisations sur sept possibles

Vous avez dit indiscutable ? C’est peu de le dire tant celui qui a débuté le rugby du côté de Cahors enchaîne les titularisations en bleu. Depuis le Tournoi des 6 Nations, il n’a loupé aucune rencontre. Mieux, il a été titularisé lors des sept rencontres disputées par l’équipe de France des moins de 20 ans. Gailleton a d’ailleurs débuté ces Summer Series en trombe.

Face à l’Angleterre, il a offert un récital au centre du terrain, terminant derrière la ligne à une reprise et combinant à merveille avec la ligne arrière. En plus de son talent indéniable, le futur Palois possède l’avantage de parler couramment anglais. Une ligne de plus dans son CV qui peut avoir son importance lors des matchs internationaux. « Cela lui permet de garder une communication positive avec l’arbitre, avoue Jean-Marc Bédérède. Ce n’est pas seulement pour cela qu’il est capitaine mais c’est vrai que cela aide tout de même. » Le centre devrait logiquement enchaîner une huitième titularisation face aux Baby Boks.

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Vincent Franco
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