Rochefort : le projet Dominici

  • Benjamin Bagate veut aider les joueurs à développer leur vision périphérique sur le terrain de jeu. Photo DR
    Benjamin Bagate veut aider les joueurs à développer leur vision périphérique sur le terrain de jeu. Photo DR
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En se posant à rochefort, benjamin bagate souhaite promouvoir une vision plus large du rugby. au-delà de son rôle de directeur sportif.

Nous pouvons éclairer la lanterne de ceux qui se sont interrogés sur le départ de Benjamin Bagate d’Oloron et son atterrissage à Rochefort en Charente-Maritime. Dans ce changement d’orientation, au-delà de diverses péripéties, nous devons surtout voir une histoire d’amitiés née d’une première rencontre lorsque, lors de son passage dans le staff de Saint-Jean-d’Angély, « Benben » a croisé la route de François Crassat. Le lien n’a plus été rompu et Crassat devenu président du SA Rochefort, il a présenté au Girondin son coprésident Sébastien Lienhart.

Désormais, uni autour de convictions communes, les trois amis étaient destinés à œuvrer ensemble. Cependant, Benjamin Bagate s’empresse d’apporter une précision : « Ce n’est pas tant le poste de patron de l’équipe première qui m’intéresse, mais la possibilité de mettre en place un projet sportif sur l’ensemble du club. » Le technicien a bien pesé le pour et le contre et il est maintenant convaincu qu’il y a à Rochefort le potentiel humain, les structures et le bassin économique pour accéder à la Fédérale 1. « Ce n’est pas un projet d’un an, ajoute-t-il, il va bien au-delà de cela. »

Et Bagate de développer son idée novatrice : « J’ai beaucoup parlé à des parents d’enfants victimes d’accidents de rugby, j’ai rencontré des spécialistes de la médecine et un parent m’a confié : mon fils n’a pas vu ce qui allait lui arriver. Il faut donc travailler dès le plus jeune âge sur la vision périphérique. Je vais notamment le mettre en place au sein de l’école de rugby Entente Rugby Rochefort Océan (ERRO) qui regroupe Rochefort, Fouras et Tonnay-Charente. J’ai rencontré les présidents Texier et Ferrari, les enfants doivent apprendre à prévenir et éviter les chocs. Dans cette perspective j’ai écrit un projet clés en main qui aurait dû être appliqué à Béziers et auquel je mêle l’insertion, mon ami Christophe Dominici appréciait cette démarche et c’est pour cela que je l’ai baptisée « projet Dominici ». »
 

Ne pas dire mais faire

Benjamin Bagate n’en oublie pas pour autant la force d’attraction que doit exercer la vitrine du Sar et sa mission de directeur sportif. Il s’est entouré de gens qui se connaissent pour plus d’efficacité sans perte de temps. Paulin Mas, Marco Da Silva, Stéphane Coste, Igor Lienhart, Eddy Estrade (préparateur physique) et Jordy Baumgartner (vidéo) seront à ses côtés pour piloter le Sar sur les routes difficiles du championnat. « Je n’ai pas envie de faire comme les autres, plaide Bagate. Je voudrais qu’on soit différents dans notre façon de fonctionner, honnêtes et sincères. Il ne s’agit pas de dire mais de faire. »

Un fonctionnement qui se veut gagnant-gagnant, d’autant que pour ne plus souffrir quantitativement de l’effectif, le nécessaire a été fait, sans surenchères. Grâce là encore à une bonne observation panoramique du paysage rugbystique et de ses tendances.
 

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Gérard PIFFETEAU.
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