Test match - Max Spring (France), des éclairs et des éclats

  • Pour sa première sélection, Max Spring a été l'auteur d'une prestation pour le moins mitigée.
    Pour sa première sélection, Max Spring a été l'auteur d'une prestation pour le moins mitigée. Icon Sport
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Le Racingman Max Spring a connu une première sélection riche en rebondissements : il a battu sept défenseurs mais a été plus ou moins impliqué sur les deux essais japonais. Le Basque d’origine, 21 ans, mérite en tout cas d’être revu.

Chacun aura son propre avis sur la première cape de Max Spring. Certains garderont à l’esprit ses erreurs défensives quand d’autres voudront mettre en avant ses initiatives balle en main. Mais il est une vérité que nul ne pourra nier : le natif de Saint-Palais, seul nouveau dans le XV de départ pour ce deuxième test, ne s’est pas caché pour son entrée sur la scène internationale, à 21 ans. Il s’est ressemblé et a assumé.

L’encadrement était impatient de le voir à l’œuvre dans le feu de l’action et n’avait eu de cesse de le couvrir d’éloges dans la semaine : « Les entraînements qu’il a faits avec nous ont été bons, vantait Fabien Galthié. (…) Ses performances et ses attitudes nous poussent à lui donner logiquement le maillot. Il a su parfaitement aller se le chercher. » 

« On voit bien la progression de Max avec son club, appuyait Laurent Labit. (...) Il a un profil intéressant qui se rapproche de celui de Brice Dulin, par sa morphologie, sa capacité à contre-attaquer comme par son pied gauche. »

D’entrée, le Basque d’origine a utilisé cette arme à bon escient pour aller chercher une jolie pénaltouche dans les 22 mètres adverses (4e). Une première action comme un témoignage de son assurance. En suivant, sa prise dans les airs (16e) puis sa relance depuis les vingt-deux mètres (35e) ont donné d’autres jolis aperçus de son potentiel.

Mais à 21 ans et avec seulement quatorze matchs en professionnel à son actif, l’inexpérience du plus haut niveau s’est cruellement rappelée au Racingman sur deux séquences défensives : sur le premier essai japonais, il montait à la rescousse de ses partenaires et se faisait fixer trop facilement ; sur le second, il mordait dans la feinte de passe de Michael Leitch et ouvrait la voie de l’en-but au capitaine nippon.

Son en-avant sous une chandelle (50e) laissait craindre une fin de partie délicate. Mais le fils d’un ancien joueur maori venu s’installer au Pays basque dans les années 90 offrait la plus belle des réponses avec une merveille d’échappée belle au cœur de la défense nippone (64e). Ce slalom a été une des offensives tricolores les plus tranchantes d’une deuxième période souffreteuse. Dans la foulée, il était proche d’être passeur décisif, du pied, pour Sekou Macalou en bord de touche (65e).

Galthié : « Je l'ai trouvé très bon »

Sa partie à rebondissements aurait pu se conclure de la pire des manières : son en-avant sur le renvoi consécutif à la réalisation de Baptiste Couilloud (72e) a permis aux Japonais d’investir le camp français et de marquer un essai finalement refusé à la vidéo. Finalement, Max Spring a conclu sa prestation par une relance audacieuse depuis sa ligne d’en-but et par un dégagement contré ayant fini en touche (78e).

Entre éclairs et errements, sa copie a semble-t-il convaincu Fabien Galthié : « Je l’ai trouvé très bon », estimait ainsi le sélectionneur avant de trouver des circonstances atténuantes à son protégé sur sa maladresse de fin de match : « Il a fait cet en-avant sur le dernier renvoi, mais c’est une incompréhension avec Charles (Ollivon). » 

Entre les lignes, le positionnement du boss des Bleus se devine aisément : hors de question de brûler un jeune si prometteur dont le talent mérite bien plus qu’une cape au bout du monde. Avec 91 mètres parcourus balle en main et sept défenseurs battus, Max Spring a été le trois-quarts tricolore le plus dangereux à Tokyo. La promesse est là.

Reste à savoir quelle place lui reviendra dans une hiérarchie des arrières assez mouvante : « C'est un poste où nous avons (...) beaucoup de richesse, évoquait, dans l’avant-match, Laurent Labit. Melvyn Jaminet ne nous a jamais déçus. Il a fait les douze derniers matchs avec nous, Anthony Bouthier revient bien, Brice Dulin aussi. Tout cela est bon pour l'équipe de France. »

Le cadet Max Spring a toute sa place dans ce grand bal de prétendants. Sur la lancée de son printemps (trois essais sur ses cinq derniers matchs), il pourrait être un des grands animateurs du début de la prochaine saison. Avant un retour en Bleu, en novembre ? On ne doute pas que Fabien Galthié ait cette idée dans un coin de la tête...

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