Top 14 - Rugby en altitude pour l'Aviron bayonnais

  • Mercredi soir Mariano Galarza, Rémy Baget, Guillaume Rouet et Matis Perchaud ont ouvert les fêtes de Bayonne avec Philippe Tayeb, le président de l’Aviron bayonnais.
    Mercredi soir Mariano Galarza, Rémy Baget, Guillaume Rouet et Matis Perchaud ont ouvert les fêtes de Bayonne avec Philippe Tayeb, le président de l’Aviron bayonnais. Photo POOL IMAGE/ Ville de Bayonne / Mathieu Prat
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Eloignés de Bayonne pendant les fêtes, les Basques peaufinent leur cohésion à Saint-Lary. En donnant la priorité au rugby.

Les stages de pré-saison sont une institution désormais. Mais les dates ? Elles sont inamovibles pour l’Aviron. Pendant les fêtes de la cité. « C’est un cas de jurisprudence… », se soumet Grégory Patat.

Les joueurs échappent ainsi à toute sollicitation, voire tentation. Finie la période où certains entraîneurs convoquaient leurs troupes à 7 heures du matin pour décourager les noctambules. Ce qui finalement, effet inverse, en arrangeait certains qui rejoignaient directement Jean-Dauger sans dormir…

Les Bayonnais ont gagné Saint-Lary mardi matin et reviendront samedi. Ils pourront ainsi profiter de la cité en fête dimanche mais tous ensemble, en famille, staff, joueurs et administratifs unis en rouge et blanc… Le choix de cette destination pyrénéenne, plutôt qu’un autre lieu où les Bayonnais auraient pu avoir leurs habitudes, a été guidé par la qualité des infrastructures.

L’Aviron doit aller vite dans sa préparation et l’intégration des objectifs sportifs. « Par le passé, j’ai bien connu les lieux, explique le manager de l’Aviron, et Jean-Marie Mir qui nous aide bien dans l’organisation hors rugby. Les structures et la possibilité de conduire des activités de cohésion nous ont conduits naturellement ici. »

Un nouveau projet

Mais le contenu se veut d’abord axé sur le rugby. Fraîchement monté d’un échelon, avec un nouveau staff et dix-sept recrues, le temps est compté pour les Basques. « On part d’une page blanche, développe le Gersois, le projet est nouveau pour tout le monde, autant pour les arrivants que pour les anciens. Beaucoup de contenus de jeu prennent la priorité. Mais ce stage sert aussi à partager des moments où tout le monde se retrouve. » Divers lieux de rassemblement, de vie, permettent aux joueurs de se côtoyer.

Ces moments de vie collective déboucheront sur la soirée d’intégration de ce vendredi soir où le thème sera le spectacle. Joueurs et entraîneurs en seront les acteurs. Auparavant, dans la journée, une randonnée sportive va conduire le groupe à 1 600 mètres d’altitude, au refuge de Rioumajou.

Le côté « cohésion » ne sera donc pas occulté. Le nouveau groupe apprend ainsi à se connaître. Même si la recherche première de l’harmonie passe par le terrain. « On se doit de donner la priorité aux objectifs de travail, continue le guide principal. Le championnat va arriver vite et, et dans tous ces projets nouveaux, l’erreur serait de survoler et de ne pas avoir d’identité de début de saison. On doit être performant rapidement. »

Double cohésion donc, avec des standards d’entraînements élevés, et une vie extra-sportive qui se veut, tout de même, riche en échanges. Mais dans ce groupe, il y a eu un privilégié, Guillaume Rouet. Il a rejoint Bayonne mercredi soir. Un aller-retour express pour ouvrir les fêtes traditionnelles.

Le peuple bayonnais n’aurait pas compris qu’aucun joueur ne soit au balcon de l’hôtel de ville pour lancer les clés. Il était donc en compagnie de Rémy Baget et Matis Perchaud, les internationaux, gratifiés eux aussi, bénéficiant de congés supplémentaires.

Après ce séjour intense, les Bayonnais vont souffler quelque peu. S’en suivra une semaine de quatre jours pour le retour à l’ordinaire. Ils pourront ensuite mettre en application ce début de saison studieux lors de deux matchs amicaux, à Jean-Dauger, face à Colomiers, le 12 août, et l’UBB, le 20. Deux tests de cohésion.

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Edmond LATAILLADE
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