Hamadache : «Je veux reprendre du plaisir, tout simplement»

  • Malik HAMADACHE
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Publié le , mis à jour

À 33 ans, le pilier droit débarque dans le Lot-et-Garonne avec un seul objectif : retrouver goût à jouer au rugby. Il se livre après quelques semaines de préparation au sein de sa nouvelle formation.

Comment se déroule le début de votre aventure au SUA ?

Tout se passe très bien pour l’instant. Le groupe travaille bien ensemble, les préparateurs physiques sont efficaces. De même pour les discours de l’ensemble du staff. Bernard (Goutta, N.D.L.R.), Dave (Ryan), et Manny (Edmonds) savent où ils veulent aller et forcément ça aide pour progresser rapidement. Ces premières semaines sont très encourageantes.

 

Que recherchez-vous en priorité ?

Reprendre du plaisir, tout simplement. Retrouver des bases de temps de jeu dignes d’un joueur professionnel, le bonheur des terrains. Agen débute un projet très ambitieux donc j’ai à cœur d’apporter ma pierre à l’édifice.

 

Vous n’avez pris part qu’à deux petites rencontres la saison dernière avec Montpellier, comment vous sentez-vous physiquement ?

Je me sens bien, on est dans les clous de ce que l’on avait prévu à mon arrivée avec l’ensemble du staff. Je travaille dur pour être prêt en début de championnat.

 

Qu’est-ce qui a motivé votre signature à Agen ?

Ce qui a fait la différence, c’est le discours de Bernard, mais également celui du président, Jeff Fonteneau. Ils m’ont tous les deux donné envie de m’engager dans un club emblématique comme le SUA. Ensuite, j’ai de très grands amis ici, avec qui j’ai déjà joué par le passé. J’ai par exemple côtoyé Raphaël Lagarde, Vincent Farré, Timilai Rokoduru, Martin Devergie et Antoine Erbani. Tout cela a joué, d’autant plus que mon meilleur ami vit également à Agen.

Quels ont été les mots de Bernard Goutta ?

Il a été très simple et n’a pas fait dans la dentelle. L’objectif est de reprendre goût au rugby, donner un maximum sur le terrain, se faire mal ensemble et remporter des rencontres. Le staff veut vraiment construire un groupe qui montrera une grande solidarité sur le pré.

 

Vous sortez de six saisons en Top 14, vivez-vous votre retour en Pro D2 comme un pas en arrière ?

Absolument pas ! Si ce sentiment m’habitait, j’aurais arrêté ma carrière. Je vois cela comme la possibilité de rechausser les crampons régulièrement mais également de transmettre mon expérience aux plus jeunes. C’est une nouvelle aventure pour moi, elle est avant tout humaine. Intégrer un club qui veut tout changer, ou presque, après quelques saisons plus que compliquées est une chance.

 

La transmission est une donnée importante pour vous dans ce groupe agenais ?

Totalement. C’est un devoir que de guider des jeunes joueurs à très fort potentiel qui veulent progresser. C’est dans ma philosophie, j’essaie toujours d’aider les autres.

 

Avez-vous l’ambition de retrouver le Top 14 avec Agen ?

Dans un premier temps, l’ambition du SUA est de ne plus revivre de saisons comme les deux précédentes. Pour cela, il faut travailler dur, ce que l’on fait dans cette préparation. L’objectif, à ce jour, ce sont les six premières places. Le recrutement effectué à l’intersaison est à la hauteur des envies du club. Si tout le monde pousse dans la même direction, on pourra faire de belles choses dans les prochains mois.

 

Après une saison plus que compliquée à Montpellier, avez-vous l’esprit revanchard ?

Dire non serait mentir. Tout d’abord, l’esprit revanchard, on l’a tout le temps quand on est compétiteur. Aujourd’hui, j’ai juste envie de jouer au rugby avec la tunique agenaise sur les épaules. Je commence à vieillir donc je compte bien profiter du temps qu’il me reste pour redevenir un acteur et ne plus être un spectateur de ce sport.

 

Vous arrivez dans la peau d’un champion de France en titre, y a-t-il un certain respect dans le vestiaire à votre égard ?

Je ne suis pas du genre à me vanter de mon passé. Je me considère comme une personne humble. Je ne demande du respect à personne mais bien évidemment qu’il y en a entre tous les membres de l’effectif agenais, c’est obligatoire. J’ai été très bien accueilli et je les en remercie pour cela.

 

Vous n’avez pas disputé plus de dix matchs dans une saison depuis trois ans, vous êtes-vous fixé un objectif à ce niveau-là ?

Non pas vraiment. Il y a énormément de paramètres qui peuvent entrer en compte donc me fixer un nombre de matchs à jouer, je ne le ferai pas. Je veux prendre part à de nombreuses rencontres, c’est une certitude. On les comptera en fin de saison, en espérant qu’il y en ait plus que les exercices précédents.

Vincent Franco
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