Gruissan Beach Rugby - Pic de bonheur en Méditerranée

  • Comme chaque été, la fête du rugby fut totale sur la plage des Chalets de Gruissan. 96 équipes féminines et masculines s’y sont affrontées dans une ambiance bon enfant.
    Comme chaque été, la fête du rugby fut totale sur la plage des Chalets de Gruissan. 96 équipes féminines et masculines s’y sont affrontées dans une ambiance bon enfant. Photo Gruissan Tourisme
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La plage des Chalets de Gruissan a accueilli ce week-end près de 1 000 joueurs et joueuses de beach-rugby. Invités, beaux gestes et sourires étaient au rendez-vous.

« Les gars, on respecte le plan, on perd les deux premiers matchs. » La phrase est lancée par l’un des zouaves de l’équipe des « Hauts Savoyards ». C’est dans cet esprit chambreur et bon enfant que 96 équipes féminines et masculines se sont présentées sur le sable brûlant de Gruissan (Aude), le week-end dernier.

Comme presque chaque été, la plage des Chalets était bondée. Samedi, en début de matinée, on vit ainsi quelques bandes de potes longer le canal du Grazel pour affluer vers le bord de mer. Direction les terrains de Gruissan Beach Rugby, qui célébrait en ces derniers jours de juillet (30 et 31) sa septième édition.

Dans leurs tenues de toutes les couleurs, Audois, Haut-Garonnais, Catalans, Varois, Parisiens (voir ci-contre) ou mêmes Suissesses se retrouvent pour se défier sous le cagnard atténué par un vent très soufflant, parsemant les t-shirts de sable. Au rythme de la musique, des annonces de l’historique speaker Jérôme Bellon, et des coups de sifflet d’arbitres en jaune fluo, les acteurs se font plaisir.

Entre deux péchés de gourmandise, ils offrent au public quelques « gestes champagne ». Les pas de l’oie, chisteras et autres passes volleyées foisonnent. Au sein du millier de joueuses et joueurs, quelques coquins osent même des plongeons à la Bryan Habana. « Pas sur les structures gonflables ! », avertit d’ailleurs le speaker. Concocté par l’Aviron gruissanais rugby et l’Office de tourisme de Gruissan, le spectacle reste total.

Jaminet et la bande catalane

Dans ce cadre idyllique, quelques « guests » pointent même le bout de leur nez, pour le plus grand bonheur des gamins ayant participé le vendredi au tout nouveau « tournoi des minots ». Outre le parrain Melvyn Jaminet et la marraine Coco Lindelauf, tous deux bien occupés à prendre des selfies et signer des autographes, on reconnaît le stratège perpignanais Tom Écochard.

Ce dernier est venu en accompagnateur du chelemard Jaminet, avec qui il déjeune sur les tables du Paparazzo, dans un petit coin propice à la détente. L’ailier néo-montalbanais Jean-Bernard Pujol, autre membre de la bande catalane, signait également une apparition éclair.

« C’est le rugby dans sa forme la plus libre »

Samedi, Damien Chouly était lui plus matinal. Chapeau de paille sur la tête, l’ancien troisième ligne international assurait : « Depuis la fois où j’avais été parrain, cet évènement a pris de l’ampleur. » Et d’ajouter : « Ce qui me plaît, c’est que c’est le rugby dans sa forme la plus libre. Les règles sont assez accessibles, c’est du touché, on est sur la plage, il fait chaud… Tout ça est propice au spectacle. On vient avec les copains, et on se régale. » 

Un constat partagé par les amateurs, venus de contrées diverses. « On est arrivées de Saint-Raphaël, Nice et Toulouse pour profiter du week-end entre copines, jouer au rugby, et faire la fête, sourit Élodie, les yeux rivés sur un match féminin. C’est familial et convivial, on chambre gentiment, et tout le monde parle avec tout le monde. »

Pour la plupart, boucliers et qualifications pour les finales du championnat de France ne furent donc qu’un prétexte. En Pays cathare, le rugby n’allait pas sans la fête.

Dorian VIDAL
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