Reportage – Dans les pas du champion montpelliérain pour sa reprise

  • Les Montpelliérains se sont retrouvés lundi pour lancer cette nouvelle saison et tenter de conserver leur Bouclier de Brennus.
    Les Montpelliérains se sont retrouvés lundi pour lancer cette nouvelle saison et tenter de conserver leur Bouclier de Brennus. MHR
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Cinq semaines après avoir été sacrés champions de france, les Montpelliérains ont fait leur retour à l’entraînement depuis lundi. Nous avons suivi leur séance du lendemain, nettement plus intense. Un bon aperçu de ce qui les attend pour les semaines à venir...

Mardi 2 août au matin, au GGL Stadium. Il est à peine 9 h 30 et pourtant la température ambiante a déjà largement dépassé les 30 degrés. Depuis hier, les Montpelliérains ont repris le chemin de l’entraînement. Ils ont commencé par une journée de lundi plutôt légère, mais ce matin les choses sérieuses commencent : "Vous devez le voir sur mon visage, non ?" nous demandera peu après un capitaine et troisième ligne Yacouba Camara aux traits tirés. Totalement vide, le GGL Stadium a des allures d’immense arène romaine avec ses tribunes hautes, pentues et son imposante toiture qui offre quelques précieuses zones d’ombre. En son centre, les gladiateurs des temps modernes du MHR ont repris le combat. D’emblée, on est d’ailleurs frappé par leur nombre, que l’on évalue de visu à une cinquantaine : une véritable légion, formée par l’effectif pro ainsi que les pensionnaires du centre de formation : "ça rappelle les années où l’on était à leur place, sourit Camara. Ils ont beaucoup d’enthousiasme, beaucoup d’envie, ils savent que beaucoup de choses se jouent pour eux en ce moment donc ils sont à fond."

En les passant en revue, on réalise toutefois que certains manquent à l’appel : Geoffrey Doumayrou a encore une semaine de vacances, de même que les internationaux qui ont joué les tournées d’été soit Louis Carbonel, Gela Aprasidze et Paolo Garbisi. Le Sud-Africain Cobus Reinach est retenu avec les Boks pour toute la durée du Rugby Championship. Touché à une épaule en fin de saison dernière, il a été opéré et devrait retrouver les terrains à la fin du mois d’août avec sa sélection. Idem pour Jan Serfontein, opéré d’une épaule quelques jours après la finale mais qui poursuit sa rééducation à Montpellier.

Willemse vers la reprise

Côté infirmerie, cette reprise indique aussi quelques bonnes nouvelles : en marge du groupe principal, le massif deuxième ligne du XV de France Paul Willemse (opéré l’année dernière d’un genou) effectue un travail spécifique de courses et de passes en compagnie du pilier Enzo Forletta, privé de phases finales à cause d’une blessure aux cervicales : "Paul est en réathlétisation, cela se passe très bien. Il fait du très bon boulot. Il ne sera pas opérationnel pour le premier match amical, mais on verra pour la suite", nous expliquera plus tard Olivier Azam, devenu coentraîneur à l’intersaison. Un peu plus loin, le centre Arthur Vincent travaille encore à renforcer son genou avec un préparateur physique. Enfin, on est ravi de voir que le pilier Greg Fichten, qui fut gravement touché à un genou en décembre 2021 recourt désormais comme un lapin.

Et il n’est pas le seul. Car cette reprise est placée sous le signe de l’intensité et du volume de travail. Après un premier atelier de lancements de jeu après ruck animé par Jean-Baptiste Elissalde, le responsable de la performance Benjamin Delmoral prend les commandes. Il constitue quatre équipes de sept qui vont s’affronter tour à tour à toucher à quatre mains sur petit terrain : deux défenseurs doivent toucher le porteur pour contraindre celui-ci à s’arrêter. Et pour courir encore plus, l’équipe qui vient d’encaisser un essai doit relancer le jeu de son en-but, obligeant celle du marqueur à se replacer le plus vite possible. Malgré la chaleur, les courses sont vives, les accélérations franches. Mais après quelques en-avants, la sanction tombe : l’ensemble des quatre équipe se rejoint et enchaîne des séries de sprint. Eux, au moins, peuvent toucher du ballon. Car de l’autre côté du terrain, tous les joueurs qui sont revenus avec un léger embonpoint et qui forment "l’affûtage club" n’ont pas se privilège : ils enchaînent les blocs de courses, façon fractionné. Un exercice dans lequel Momo Haouas excelle, au point de laisser ses coéquipiers plusieurs mètres derrière, même certains qui sont pourtant plus légers. Vers 10 h 50, Delmoral siffle la fin de la séance. Mais pas pour tout le monde : trois joueurs n’ont pas rempli leurs objectifs de volume de travail, et enchaînent sur une session de rattrapage. Déjà occis, les trois malheureux vont encore se mettre dans le rouge, sous les encouragements de leurs partenaires restés pour les soutenir. Tel est le prix à payer si l’on veut défendre un titre de champion de France…

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