XV de France féminin - L’acte 1 du Mondial des Bleues

  • Les Bleues ont retrouvé le ballon et les contacts à l’occasion de ce premier rassemblement qui doit conduire les coéquipières de Caroline Drouin à monter en puissance à quelques encablures de la Coupe du monde.
    Les Bleues ont retrouvé le ballon et les contacts à l’occasion de ce premier rassemblement qui doit conduire les coéquipières de Caroline Drouin à monter en puissance à quelques encablures de la Coupe du monde. Icon Sport - Icon Sport
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À quelques mois du Mondial qui se tiendra du 8 octobre au 12 novembre prochain en Nouvelle-zélande, les bleues sont réunies depuis le dimanche 31 août à marcoussis pour entrer dans le vif de leur préparation en vue de la coupe du monde.

Depuis le dimanche 31 août dernier, les Bleues sont entrées de plain-pied dans leur préparation de la prochaine Coupe du monde (officiellement appelée Rugby World Cup 2021, et reportée à cause de la pandémie) qui se tiendra du 8 octobre au 12 novembre prochain en Nouvelle-Zélande. Il ne s’agissait pas du premier rassemblement du XV de France féminin. D’autres avaient eu lieu avec les joueuses non concernées par la finale d’Élite 1, rejointes dans un second temps par lesdites finalistes toulousaines et blagnacaises. Mais depuis le 31 août dernier, les Françaises ont réellement basculé sur leur préparation Coupe du monde avec un seul objectif en tête : devenir championnes du monde.

Une tâche pour le moins délicate, quand on sait que l’Angleterre domine outrageusement le rugby mondial féminin (96,78 au classement World Rugby, loin devant les Néo-Zélandaises, deuxièmes avec 89,57) et que les Black Ferns (le XV néo-zélandais féminin), hôtes de la compétition, ont remporté cinq des huit Coupes du monde depuis 1991 (1998, 2002, 2006, 2010 et 2017), ne laissant que des miettes à l’Angleterre (championnes en 1994 et 2014) et aux États-Unis (1991). Voilà pour le contexte. La tâche qui attend les coéquipières de la capitaine Gaëlle Hermet s’annonce immense. Alors pour la réaliser, les Bleues suent sang et eau depuis le 31 août dernier. Un stage de reprise collective qui se terminera demain mardi et qui a permis de remettre tout le monde en selle : « L’objectif du stage à Marcoussis, c’est de retrouver le projet. Remettre les filles dedans, retrouver le ballon et le contact et continuer la préparation athlétique. On associe le rugby à la préparation physique comme on le fait toujours aujourd’hui. On essaye d’être très précis sur les charges, et que les filles retrouvent le jeu et leurs sensations. On va monter en charge au fur et à mesure du stage. »

Selon le sélectionneur, les filles sont revenues en forme : « On s’en doutait, on est en année de Coupe du monde. Elles avaient un programme de préparation à suivre depuis le 11 juillet. Certaines avaient même commencé plus tôt, début juillet. Le tout premier stage nous avait permis de nous retrouver et d’évacuer quelques obligations marketing et partenaires. Mais les prépas physiques avaient également pu faire un point de passage pour ajuster les charges de travail pour éviter de surcharger ou de sous-charger. »

Mardi soir, les Bleues quitteront Marcoussis pour rentrer chez elles, et profiter de quelques jours pour souffler. Mais leur répit sera de courte durée, car elles se retrouveront dès dimanche prochain en Andorre, où elles entreront dans la deuxième phase de la préparation. Et à ce que l’on en comprend, elle sera plus intense que la première : « L’Andorre sera la partie centrale de la préparation. Nous n’aurons pas de match mais nous allons monter en intensité dans tous les secteurs. On aura une charge importante avec un retour fort sur le contact, un travail plus approfondi sur le projet de jeu. »

Gagner de la fluidité offensive

Le staff a également identifié plusieurs axes de progression. La demi de mêlée Pauline Bourdon évoque ci-dessous le jeu au sol, mais ce n’est pas le seul : « En priorité, on veut s’appuyer sur nos points forts, lance le sélectionneur Thomas Darracq, on veut renforcer notre défense, qui est déjà très performante. Sur le Tournoi, on est juste derrière l’Angleterre au nombre d’essais encaissés. On va continuer à appuyer sur notre jeu au pied et bien sûr améliorer le secteur offensif. Nous avons été frustrés sur ce point durant le Tournoi. On essaye de trouver des nouveautés pour gagner de la fluidité offensive et d’avoir davantage de cordes à notre arc, pour nous adapter aux différents profils d’équipe que l’on affrontera en poule en Nouvelle-Zélande.  Bref, les Bleues ont du pain sur la planche. Mais elles ont aussi du temps, et des moyens à la hauteur de leurs ambitions.

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Simon VALZER
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