Nationale - Arnaud Vercruysse (Nice) : « On ne peut pas se cacher »

  • Arnaud Vercruysse, ancien entraîneur de Rodez.
    Arnaud Vercruysse, ancien entraîneur de Rodez. Photo DDM - Cédric Meravilles
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Pour Midi Olympique, le nouvel entraîneur du Stade niçois affiche sa méthode et ses objectifs.

Quel bilan tirez-vous de l’équipe après cinq semaines de préparation ?

Dans toute phase de prise en charge d’un nouveau groupe, il existe une période de découverte qui suscite à la fois de la curiosité et de l’émerveillement. Le but est de connaître les forces et les faiblesses individuelles et collectives, de les faire évoluer dans l’objectif d’être prêt pour le début du championnat. La phase de préparation n’est pas terminée. On a la chance de s’appuyer sur le travail qui a été fait en amont qui est de grande qualité. Aujourd’hui, avec de nouveaux entraîneurs, la conception du jeu est différente. Le groupe est performant et chacun à la volonté commune d’avancer. Les joueurs travaillent dur et sont à l’écoute mais nous ne sommes qu’à la moitié de la préparation. En résumé, la tendance est plutôt positive.

Pourriez-vous nous expliquer le fonctionnement de votre duo avec Alex Compan ?

Avec Alex, on se connaît depuis quelques années. On a une complémentarité. Alex s’occupe plutôt des trois-quarts et moi plutôt des avants. Nous sommes beaucoup basés sur l’attention que l’on porte aux autres. Je ne crois pas qu’il faille dire : « il faut un chef ». Nous sommes là pour accompagner les joueurs et s’il faut sanctionner, cela ne nous pose aucun problème.

Sur un plan plus personnel, vous attendiez-vous à atterrir à Nice aussi rapidement ?

Absolument pas ! J’avais même pensé faire un break et puis lorsque les dirigeants m’ont sollicité et qu’il y a eu cette possibilité de travailler avec Alex, il a fallu faire un choix. L’attrait du terrain a été aussi important. C’est une passion addictive.

Quelle est votre singularité en tant qu’entraîneur ? Qu’est ce qui vous distingue des autres en réalité ?

C’est très dur de parler de soi. Je vois les choses dans une forme de partage avec beaucoup d’échanges. Une vision basée sur des principes simples : ne pas faire évoluer les joueurs dans un schéma trop restrictif.

Comptez vous maintenir l’identité de jeu du club ?

Le club a une image d’équipe un peu arrogante, un peu « m’as-tu-vu », un peu « bling bling ». Il va falloir l’accepter et le revendiquer. Il faut aussi que l’on assume ce statut. On ne peut pas se cacher. Il va falloir attendre les confrontations pour se situer. Mais nous, on sait où on en est. Les bases sont solides. Il y a une stabilité dans le groupe. On a recruté que sept nouveaux joueurs, le groupe a des affinités sur le terrain et en dehors. Il faut s’appuyer là-dessus. Là, on est bien, il fait beau mais bon, on n’a pas encore fait de composition d’équipe. Là, les regards risquent de changer. 

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Jean-Christophe LECLAIRE
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