Nationale - Nice entre ombre et lumière

  • Le Stade niçois veut atteindre les sommets de la Nationale !
    Le Stade niçois veut atteindre les sommets de la Nationale ! Photo Stade niçois
Publié le

De l’arrivée de Steffon Armitage à la reprise de l’entraînement, le Stade niçois a vécu un printemps agité.

Nous sommes le 28 avril en fin de matinée : un coup de tonnerre secoue le monde feutré de la division Nationale. Un triple champion d’Europe, héros de la finale d’accession de Biarritz en Top 14, s’engage pour la saison 2022-2023 avec le Stade niçois. « Je souhaite faire remonter le club en Pro D2 », proclame Steffon Armitage dans une communication quasi parfaite. Seul hic, le Stade niçois joue sa saison sur un match, deux semaines plus tard sur le terrain de Valence-Romans.

Après une rencontre terne, les Niçois finissent le championnat comme ils l’avaient débuté : par une défaite sans relief face aux Damiers. Chez les dirigeants, c’est un coup de massue, le dernier espoir de qualification s’écroule au cours d’une rencontre qui résume à elle seule la saison du Stade niçois : un éternel espoir déçu. Dans le vestiaire, la tristesse est palpable. Manque Ben Mosses, resté seul au milieu de la pelouse, le centre niçois décide de mettre un terme à sa carrière dans la fournaise de Pompidou.

Peu de temps avant, c’est un autre joueur emblématique du club azuréen qui annonce sa retraite. Les blessures à répétition ont eu raison de la motivation du capitaine John Mace. Les Maralpins perdent deux « historiques » à quelques jours d’intervalle. Mais ce n’est rien à côté de la déflagration qui suit : David Bolgashvili, le manager principal, est prié de ne plus s’occuper de l’équipe première.

Après deux montées, et deux phases finales d’accession, le coach géorgien est écarté à un an de la fin de son contrat. « Je suis là pour me faire détester », aimait-il répéter afin de mettre en avant le niveau d’exigence qu’il imposait à ses joueurs. Un concept qui a longtemps fonctionné mais qui a atteint ses limites. « On ne l’écoutait plus », confie un joueur cadre du vestiaire.

Pour les dirigeants, les objectifs fixés n’ont pas été atteints. Régis Brandinelli, président de la SASP, cherche un nouveau coach de toute urgence. La saison démarre le 1er juillet et le président n’a encore personne sous la main. Olivier Magne, Jonathan Wisniewski et Richard Dourthe sont tour à tour contactés mais sans succès. Magne file au Lou, Wisniewski à Bourg-en-Bresse et Dourthe ne trouve pas d’accord salarial.

Un duo Vercurysse-Compan pour mener les Niçois

C’est tout compte fait un duo d’entraîneurs libre qui est finalement recruté pour succéder à David Bolgashvili. Arnaud Vercruysse (ex Châteaurenard et Rodez) et Alex Compan (ex-Suresnes) reprennent les rênes d’un club encore en plein renouveau. Le 1er juillet, c’est la rentrée. Le président Brandinelli regroupe tout son monde et met les choses au clair dans un discours musclé. « Surtout ne pas revivre une saison pareille », répète-t-il à ses joueurs et à son staff. Les recrues sont présentes : Alban Conduché retrouve son collègue David Odiete de Dijon. Marvin Woki domine tout son monde du haut de son double mètre.

Deux joueurs manquent à l’appel : Steffon Armitage a obtenu une semaine de vacances supplémentaire et Mathieu Lorée joue la qualification à la Coupe du monde 2023 avec l’Algérie. Compan et Vercruysse, déjà très proches, s’isolent un temps et échange à bâtons rompus. En début d’après-midi, les joueurs, en tenue, débutent l’entraînement sous l’œil attentif de Victor Maquaire, le préparateur physique. L’ambiance est studieuse, la température est caniculaire et les joueurs du Stade niçois peuvent enfin filer vers leur destin.

Cet article est réservé aux abonnés
Accédez immédiatement
à cet article à partir de
0,99€ le premier mois
Jean-Christophe LECLAIRE
Voir les commentaires
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?