Fédérale 1 - La grande lumière est enfin revenue pour Tulle

  • La joie des Tullistes après la montée obtenue contre Balma.
    La joie des Tullistes après la montée obtenue contre Balma. La Montagne - Agnès Gaudin
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Le retour sur le devant de la scène fédérale se veut synonyme de fin du purgatoire pour le numéro 2 historique du Limousin.

Il est des signes qui ne trompent pas. Le 5 juin dernier, du côté de Balma où se déroulait le deuxième (et dernier) acte de la session de rattrapage, ce sont surtout les supporters corréziens que l’on entendait tandis que s’agitait la vague bleue et blanche des drapeaux. Certes, leurs favoris disposaient d’un matelas confortable (+ 13) après le match aller, mais, tout de même. Pareille ferveur en disait long sur le renouveau d’un groupe fanion pourtant « dans le dur durant une bonne partie de la phase aller, cascade de blessures oblige », explique Fabien Domingo.

Toutefois, celui qui fut l’une des figures marquantes de l’épopée aurillacoise du printemps 2005 achevée dans la Ville rose aux portes du feu Top 16 n’ignore pas que la foi soulève les montagnes, à plus forte raison dans le Massif central où l’identité n’a rien d’une coquille vide.

Alors, ceux que pilote également Meryl Astorg - le futur mentor des coalisés de Bretenoux, de Biars et de Veyrac- se sont retroussé les manches et serré les coudes. Comme au bon vieux temps, le souvenir des glorieux anciens (à commencer par le géant Orluc) ne cessant de planer sur le stade Alexandre-Cueille ainsi que ne manquera pas de le relater Philippe Combe, l’ancien président, dans son ouvrage à paraître en 2024. « Il n’y a pas d’individualité marquante à mettre en avant, mais plutôt un collectif homogène alimenté par une profondeur de banc qui atteste de la qualité de la formation locale et même régionale », poursuit Fabien Domingo, en partance pour Brive où il aura la charge du fleuron du vivier « espoirs ».

Le CA Brive Corrèze Limousin justement, avec lequel les relations sont excellentes comme le soulignent tous nos interlocuteurs, histoire de balayer comme fétu de paille une idée reçue, ou, plus exactement, rapportée par une tradition ancestrale toute d’antagonisme : « J’ai la carte du CA Brive, je ne m’en cache pas, et je me réjouis bien évidemment de sa présence en Top 14. La région a besoin d’une locomotive ! » s’exclame Marc Lyssandre, le successeur de Philippe Combe à la présidence. Certes, tout le monde n’assiste pas aux matchs dont le stade Amédée-Domenech est le théâtre le samedi et à ceux qui se déroulent en amont des flots de la Corrèze le lendemain, mais, dans l’ensemble, la cohabitation se passe bien.

Un duo Augeat-Géraudie

Comme leurs voisins, les Tullistes viseront le maintien lors de l’exercice à venir. Si le renforcement de l’effectif est nécessaire (n’oublions pas que la règle de la poussée illimitée en mêlée retrouve ses prérogatives), le staff a fait en sorte que son homologue appelé à prendre le relais ne soit pas tributaire de la présence ou de l’absence de telle ou telle pièce-maîtresse. Lequel tandem est connu depuis un certain temps déjà.

Place donc à Christophe Augeat, le responsable des avants qui, après une parenthèse argentacoise des plus fructueuses, revient au bercail, mais aussi à William Géraudie, spécialement affecté, lui, à la cavalerie légère. « Tulle, un club qui vit avec son histoire et au sein duquel chaque génération a laissé son empreinte », conclut Philippe Combe. C’est peu dire si celle à l’actif des coéquipiers de Benoît Vialle mérite d’être qualifiée d’indélébile.

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Philippe ALARY
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