Saga Vannes : au jeu du chamboule tout, prime à la jeunesse !

  • Pour sa troisième saison à Vannes, Nick Abendanon sera une nouvelle fois l'assurance tout risque du RCV.
    Pour sa troisième saison à Vannes, Nick Abendanon sera une nouvelle fois l'assurance tout risque du RCV. Icon Sport - Icon Sport
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Arrières > Nick Abendanon est, et restera le patron de la défense. Pour peu que son péroné (à nouveau touché en fin de saison dernière) le lui en laisse le loisir. Il reste indiscutable et les autres, qui peuvent "piger" au poste à sa place, seront dans l’ombre, mais seulement lorsque le "taulier" aura dit "niet". Alexandre Borie (21 ans) et Kilian Troin (21 ans) seront dans l’antichambre. Deux joueurs pétris de qualité qui ne souhaiteront qu’une chose : montrer ce qu’ils savent faire.

Ailiers > Avec le départ précipité de Curtis, Quentin Dubreuil (après une saison blanche), Matthys Gratien et Romaric Camou formeront la jeune phalange. Gwenaël Duplenne (28 ans) sera l’élément modérateur et d’expérience, le guide en somme chargé de mettre en musique ce secteur offensif qui risque, lui aussi, de souffrir s’il n’est pas renforcé.

Centres > La concurrence sera rude encore cette saison. Le recrutement de l’anglais de Bristol, Alapati Leiua (33 ans) a modifié la donne. Il sera le numéro un. Pour l’autre poste la concurrence sera sévère entre Kevin Burgaud qui fait partie des cadres et l’Uruguyen Nicolas Freitas qui a laissé transpirer quelques belles facettes de son talent depuis son arrivée en cours de saison dernière. Sacha Valleau (8 feuilles et 403 minutes de jeu), doit pouvoir prétendre avoir plus de temps de jeu cette saison. Reste le cas de Branden Holder, pour peu que ce dernier soit toujours au club alors qu’il a manifesté des velléités de départ en fin saison dernière… Mais à qui il reste un an de contrat. Y aurait-il comme un malaise ?

Ouvreurs > Maxime Lafage débarqué de Bayonne devrait prendre place au premier rang. Quentin Etienne sera mieux qu’une doublure. Curieux destin pour ce garçon né à Grand-Champ (20 km de Vannes) venu terminer sa carrière à Vannes et à propos duquel un certain dirigeant avait dit que c’était une erreur de casting la saison dernière ! Résultat 15 feuilles de match, 800 minutes de jeu et quelques coups de pied de sauvetage de situations compromises et scabreuses.

Demi de mêlée > L’absence d’Erwan Nicolas (ex Rouen) venu prendre le poste, mais qui, blessé, sera absent jusqu’en janvier, est un rude coup. Le RCV aura là son talon d’Achille. Will Percillier (23 ans) et Alexandre Gouaux (23 ans) sont encore frais émoulus des espoirs, sont encore sans expérience notoire du niveau. L’équipe risque d’en souffrir, d’autant qu’hormis ces deux garçons, c’est le vide sidéral.

Numéros 8 > Karl Chateau qui transfuge de Colomiers aura la lourde mission de faire oublier Rodrigo Bruni parti en Top 14 à Brive. À 30 balais le garçon a de l’expérience à revendre, s’est aussi taillé une solide réputation de guerrier. C’est la recrue de devant qu’il ne fallait pas rater. Il pourrait partager le poste avec Jo Edwards, mais pas avant mi-septembre, puisque ce dernier a été opéré du ménisque en fin de saison. Autre caillou dans la chaussure vannetaise.

Troisième ligne aile > La troisième ligne du RC Vannes sera à nouveau le point d’ancrage du collectif. La concurrence sera féroce. Outre Karl Chateau, et Jo Edwards, Jérémie Abiven, Francisco Gorrissen (valeur sûre), Edoardo Iachizzi (qui revient à la compétition après une saison quasi blanche), l’argentin Juan Baptista Pedemonte (à découvrir) sans oublier Grégoire Bazin (la pépite) et Léon Boulier (en devenir) seront sur les rangs. Du beau linge et une saine concurrence.

Deuxième ligne > Ils seront sept sur les rangs à briguer les deux places de titulaires. Là encore la jeunesse prime. Quatre d’entre eux portent encore la pancarte des espoirs. Darren O’Shea formé à l’école irlandaise sera le boss, sachant que ses partenaires peuvent compter sur lui. L’homme reste une valeur sûre dans le combat. Revenu au premier plan la saison dernière après une longue parenthèse sur blessure, l’allemand Eric Marks avait incarné la jeunesse triomphante du club breton il y a deux saisons et sera encore un atout crédible au poste. Le franco-écossais Ewan Johnston a pris du galon et doit encore progresser et poursuivre son apprentissage du niveau professionnel. Ce qui vaut encore pour le jeune Rémy Leroux formé aux espoirs de la Rochelle. Moins de 500 minutes la saison dernière sur 13 feuilles de match. C’est encore trop peu. Doit pouvoir revendiquer davantage de temps de jeu. Myles Edwards, la bonne surprise la saison dernière, doit pouvoir encore apporter plus. L’avantage du garçon est de pouvoir tenir rang aussi bien en deuxième ligne qu’en troisième ligne. Un atout non négligeable. Mattéo Desjeux (un joyau mis sous cloche !) et Timothé Mézou (19 ans) la joueront sans complexe, malgré une solide concurrence.

Piliers > C’est la grosse inconnue de la saison. Pas moins de neuf candidats, dont seulement quatre au-delà des 23 ans ! La première ligne du RC Vannes risque d’être légère au sens propre et au sens figuré. Tout reposera sur les épaules de John Afoa (38 ans). Un coup de poker du club. Qu’attendre d’un garçon sur qui pèsera le poids des ans ? À voir sur pièce ! Paga Tafili (la puissance au service du collectif. Une valeur sûre, âpre au combat et dur au mal, mais vieillissante…) et Phil Kité (la percussion personnifiée) seront là pour gérer les affaires courantes, tout comme Andy Bordelai (étonnant la saison dernière). Les autres, Ximuyn Bissonard (ex Tarbais et seulement 88 minutes en Pro D2 avec Biarritz), le belge Charlesty Berguet, Enzo Baggiani, Simon Bourgeois et Eduan Roux, feront leur apprentissage du niveau. L’équipe redoutera à chaque match que l’un ou l’autre se blesse !

Talonneurs > A l’Ouest, rien de nouveau. On prend les mêmes… Cyril Blanchard a montré tout au long de la saison dernière qu’il restait une valeur sûre pour tenir le poste, même si à partir de février dernier l’homme a disparu des écrans radar pour cause de blessure. Trois mois d’absence en fin de saison qui se sont douloureusement fait sentir. Patrick Léafa, joueur puissant, dur au mal, archétype du talonneur, mais lui aussi vieillissant (33 ans) entrera en concurrence avec son camarade Théo Béziat, véritable révélation la saison dernière. Mieux qu’un remplaçant. Ils seront donc trois sur la grille de départ ! Louis Marie Suta (19ans) et Jules Futin (19 ans) deux gamins, qui resteront susceptibles d’être appelés en cours de saison, ne seront pas de trop pour tenir un poste stratégique à haut risque.

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Didier LE PALLEC
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