Top 14 - Analyse - Les matchs amicaux n’ont plus la cote

  • Les Bayonnais de Guillaume Rouet se sont récemment imposés en amical, face à Bordeaux-Bègles.
    Les Bayonnais de Guillaume Rouet se sont récemment imposés en amical, face à Bordeaux-Bègles. Icon Sport
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Le nombre de match de préparation a été revu à la baisse par les managers des clubs du Top 14. Aucun club n’avait programmé plus de deux rendez-vous cet été, alors que quatre équipes n’effectuent qu’un seul galop d’essai.

Vouloir tirer des conclusions dans les résultats des matchs de préparation est aussi risqué que lire l’avenir dans une boule de cristal. Il faut d’ailleurs noter que le nombre de matchs amicaux est bien moins important que par le passé car de nombreuses équipes se contentent maintenant d’une seule sortie estivale, tant il est difficile de tirer des enseignements de ces matchs amicaux qui peuvent finalement être trompeurs.

Surtout, les staffs techniques ont maintenant toutes les données nécessaires pour connaître l’état de forme de leurs joueurs et les méthodes d’entraînements ont aussi évolué pour se rapprocher des exigences de la compétition avec notamment la mise en place des entraînements à haute intensité.

Enfin, l’éventualité d’une blessure ou d’une suspension pendant ces tours de chauffe a rendu prudents les managers qui ne veulent pas perdre de force vive à quelques jours du coup d’envoi des compétitions, d’autant plus qu’il leur est toujours difficile de connaître le niveau de l’opposition en fonction des différents niveaux de préparation.

Enfin, la mise en place de l’In Extenso Supersevens est venue rajouter une donnée à prendre en compte pendant cette période estivale, permettant souvent aux clubs de donner du temps de jeu à des jeunes joueurs, les mêmes qui étaient essayés par le passé lors des matchs amicaux. « Avec la longueur des saisons, il est maintenant impossible d’organiser trois matchs amicaux qui sont trop énergivores », explique notamment le manager de Montpellier Philippe Saint-André, qui n’avait programmé qu’un seul match de préparation, tout comme Lyon, Toulouse et la Rochelle

De la confiance pour Bayonne

Ces rendez-vous restent alors importants pour les équipes qui ont connu beaucoup de changements au sein de leur effectif pendant l’intersaison, quand il est important de trouver des sensations communes dans un contexte proche du réel. Ainsi, les sorties de l’Aviron, qui devait intégrer 18 nouveaux joueurs professionnels et neuf espoirs, étaient certainement les plus attendues.

Les Basques ont pu acquérir un peu de confiance grâce à deux succès dont un face à l’Union Bordeaux-Bègles, demi-finaliste du dernier Top 14 venu pourtant à Jean-Dauger avec une équipe compétitive malgré l’absence des quatre internationaux (Lucu, Jalibert, Moefana, Jolmes). Il est plus difficile de mettre en perspective les deux victoires de la Section paloise face à des équipes de l’étage inférieur, ou celle du Stade français face à Massy, tout juste promu en Pro D2.

Le club parisien devrait avoir un ressenti plus sérieux lors de leur deuxième match de préparation face à La Rochelle qui devrait présenter une équipe proche de celle qui débutera la saison la semaine suivante, tout du moins pendant cinquante minutes.

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