L'UCS mise sur l'expérience

  • Pour se maintenir en Nationale, les Unionistes ont décidé de prendre des joueurs avec de l’expérience, notamment en Pro D2, lors de l’intersaison. Pour se maintenir en Nationale, les Unionistes ont décidé de prendre des joueurs avec de l’expérience, notamment en Pro D2, lors de l’intersaison.
    Pour se maintenir en Nationale, les Unionistes ont décidé de prendre des joueurs avec de l’expérience, notamment en Pro D2, lors de l’intersaison. Union Cognac Saint-Jean-d’Angély
Publié le , mis à jour

Maintenue lors de l’ultime journée la saison dernière, l’Union Cognac Saint-Jean-d’Angély espère connaître un exercice plus serein. Mais, avec seulement 29 joueurs sous contrat, l’UCS aborde sa troisième saison à ce niveau avec beaucoup de prudence.

Sans un coup de pouce du destin (la victoire de Dax face à Aubenas dans les arrêts de jeu du dernier match de la saison), les Unionistes retrouveraient dans quelques jours la compétition en Nationale 2… Mais après une saison où ils ont plus souvent tutoyé le pire que le meilleur, revoilà les Unionistes. Pour le coprésident Christophe Lacombe, l’UCS est « mieux armée car plus expérimentée » à l’entame de la nouvelle saison. Durant l’été, le nombre de joueurs à avoir fait leur valise est impressionnant. Quant au recrutement, toujours selon Christophe Lacombe, il a été « cohérent ». Plutôt que de miser sur des jeunes non conservés dans les clubs pros, l’UCS a décidé d’attirer des tauliers. Filipe Manu (36 ans, troisième ligne en provenance de Tarbes, 200 matchs en Pro D2), Junior Utu Maninoa (36 ans lui aussi, deuxième ligne en provenance de Tarbes, 200 feuilles en Pro D2), le centre Rhema Sagote (32 ans, en provenance d’Aurillac, 50 matchs en Pro D2) ont répondu positivement au club charentais. On attendra beaucoup d’eux. Avec le deuxième ligne « historique » Clément Praud, qui fera probablement son dernier tour de piste cette saison, le talonneur Maxime Gau, et le rassurant capitaine Mathieu Billou (voir ci-dessous), l’UCS présentera un profil plus solide pour ferrailler en Nationale.
 

Avide de revanche


« Après cette saison très difficile, le groupe sera avide de revanche », estime le manager général Fabrice Landreau. Avec seulement 29 joueurs, le groupe pourra-t-il se montrer compétitif ? Rien n’est moins sûr. « C’est la première fois que je suis confronté à pareille situation, admet l’ancien international. Nous serons à flux tendu toute l’année. » Certains postes clés seront légèrement dotés. C’est le cas notamment à la mêlée. Celui d’arrière aussi ne serat pas triplé. Avec un des budgets les plus riquiqui de la poule, de l’ordre de 2 millions, l’UCS fait le dos rond. Prudents et pragmatiques, les Unionistes savent que la saison sera difficile. « L’objectif de 2022-2023 sera déterminé par les joueurs eux-mêmes, mais il est évident que nous souhaitons assurer la pérennité de l’UCS en Nationale », annonce Fabrice Landreau qui souhaite « un exercice moins laborieux que l’année dernière ».


Se faire respecter à la maison


Fragiles à la maison, les Unionistes devront, s’ils veulent se maintenir, se montrer performants sur les terrains fétiches de Cognac et de Saint-Jean-d’Angély*. « Mais je n’ai pas trouvé la potion magique », réplique Fabrice Landreau. Le début de championnat sera costaud avec un premier bloc XXL. « Nous allons en effet affronter un relégué de Pro D2, l’US Bressane, et deux demi-finalistes de Nationale Valence-Romans et Chambéry, cela va taper dur d’entrée », continue l’ancien talonneur qui travaille depuis plusieurs semaines avec un nouvel entraîneur pour les lignes arrière : le Fidjien Jone Daunivucu. « Cela me fait drôle puisque je l’ai entraîné quand j’étais coach à Grenoble », souligne Fabrice Landreau. Même s’il ne possède pas d’expérience d’entraîneur, Jone Daunivucu pourrait bien être un atout précieux pour l’UCS. « Son sourire et sa bonne humeur permanente sont un plus pour le groupe qui le surnomme « Papy » », conclut Fabrice Landreau. Suffisant pour se maintenir en Nationale ? Premiers éléments de réponse dimanche 4 septembre…
 

* le club jouera neuf rencontres au Parc des sports de Cognac et quatre au stade municipal de Saint-Jean-d’Angély
 

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Philippe BREGOWY
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