Supersevens - Encore vainqueur, Monaco a glacé le Hameau en battant Pau

  • Les Monégasques de Ryan Godsmark ont battu les Palois, qui évoluaient à domicile, en finale. Sur les trois étapes de qualification, les Monégasques l’auront donc emporté à deux reprises et s’avancent en favoris pour la finale du 19 novembre à l’Arena.
    Les Monégasques de Ryan Godsmark ont battu les Palois, qui évoluaient à domicile, en finale. Sur les trois étapes de qualification, les Monégasques l’auront donc emporté à deux reprises et s’avancent en favoris pour la finale du 19 novembre à l’Arena. Icon Sport
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Déjà vainqueur à La Rochelle, Monaco a gâché la fête paloise en battant la Section au stade du Hameau, lors de la « belle » entre les deux équipes. Un véritable coup de froid.

Les Palois avaient coché la date. Monaco aussi. Débarqués très bien armés à Perpignan, bien parés à La Rochelle, les Béarnais étaient arrivés sur leur « étape maison » avec un groupe XXL. Un champion olympique (Tuimaba), plusieurs fusées (Barrett…), certains des tout meilleurs joueurs du tournoi (Barka, Levron…), quelques jeunes pépites (Mondinat, Attissogbe)… Le cocktail pour un samedi de folie à domicile avait bien été concocté.

Les excellents résultats de la Section lors des précédentes étapes (gagnante, puis finaliste) avaient également rameuté les foules. Au total, 8 971 spectateurs étaient présents au Hameau, probablement excités par le jeu flamboyant de l’équipe locale. En effet, c’est plus que les affluences réalisées à Perpignan (5 400 environ) et à La Rochelle (7 200 environ). Depuis l’instauration des étapes du Supersevens, c’est même un record. « On sent qu’il y a vraiment quelque chose qui se passe autour du 7 à Pau, un véritable engouement », nous confiait d’ailleurs récemment le demi de mêlée Alexis Levron. Le Béarnais avait vu juste. Dans une enceinte qui résonne, les supporters palois ont fait du bruit. Sur chaque chevauchée, de puissants cris s’élevaient des travées.

Et pourtant. Dès le match d’ouverture contre une équipe clermontoise venue jouer crânement sa chance, les locaux ont bien failli être refroidis. Cela viendra plus tard. Mais il n’empêche, les Palois se qualifiaient pour leur troisième finale consécutive. Du côté de Monaco Rugby Sevens, en revanche, c’était une nouvelle promenade de santé. Larges vainqueurs de Brive (45-7) et de Bordeaux-Bègles (33-17), les hommes de Jérémy Aicardi s’offraient un nouveau duel décisif face à la Section, après avoir atomisé le Racing 92 en demie (34-0).

Monaco sera favori en novembre

Alors arrivait la grande finale, une « belle » donc, entre Pau et Monaco, déjà dominants à Aimé-Giral et Marcel-Deflandre. Un match qui allait désigner le favori du tournoi final, lequel prendra place à l’Arena, le 19 novembre. La tension était à son comble. Sifflés sur leurs premiers lancements de jeu, les Monégasques de Cecil Afrika avaient aussi droit à une belle bronca lors de leur entrée sur le pré.

Pourtant, c’étaient bien eux qui jetaient un premier coup de froid dans l’antre béarnais, par l’intermédiaire de leur capitaine à moustache, Johan Demai-Hamecher. « On voulait éteindre la foule », avouait Cecil Afrika après la rencontre. Le match était tendu, très tendu. Et une Honhada lancée par le virage venait pousser les Palois et Vincent Pinto, qui s’en allait à dame. Mais cette équipe monégasque, composée de véritables spécialistes de la discipline, a su conserver son calme et tempérer les ardeurs paloises. Après un bref chassé-croisé, l’essai de Waqaliva sonnait comme un coup de massue.

Or, dans un stade survolté, les deux équipes nous offraient sans doute la plus belle finale du cru 2022 de Supersevens. Après que Rayne Barka se soit arraché, Barrett redonnait de l’espoir à ses fidèles, à moins d’une minute du terme. Mais sur une ultime récupération monégasque, qui provoqua la fureur de plusieurs joueurs et supporters, Monaco allumait la climatisation.

Et là, les sifflets du peuple vert et blanc rendaient ceux de l’arbitre inaudibles. 24-21 pour les hommes en blanc, vainqueurs d’une quatrième étape sur les six s’étant déroulées depuis l’an dernier. Forcément, leur joie sur la levée du trophée contrastait avec des gradins qui se vidaient. Le Hameau était bouillant, il a été glacé.

Dorian VIDAL
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