Rory Kockott (Castres) : « Se servir des erreurs pour progresser encore »

  • RORY KOCKOTT - Entraîneur de la défense du Castres olympique.
    RORY KOCKOTT - Entraîneur de la défense du Castres olympique. Icon Sport - Icon Sport
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C’est une petite révolution ! après onze saisons passées à la mêlée du CO, rory kockott devient entraîneur de la défense. L’international français (11 sélections) a hâte d’en découdre.

Dans quel état d’esprit avez-vous retrouvé vos anciens coéquipiers ?

Ils sont très impliqués et ont été sérieux pendant la trêve. De toute façon, il ne pouvait pas en être autrement : au vu de notre date de reprise tardive, nous n’avions pas de temps à perdre. Notre préparation a bien pris cela en compte : il a fallu optimiser chaque minute passée sur le terrain pour en tirer le meilleur.

Comment la bascule de joueur à coach s’est elle opérée pour vous ?

Je savais depuis longtemps que j’enfilerais un jour la casquette d’entraîneur. Finalement, mon rôle en tant que joueur m’a un peu formé à ça. Cela fait partie du job d’un demi de mêlée, de faire travailler les gros et d’alimenter les trois-quarts. J’ai la passion depuis toujours du jeu et de l’entraînement. Si je n’avais pas la passion et l’envie, je ne l’aurais pas fait. J’attends beaucoup de moi, surtout au niveau de l’implication et des détails. La précision me rend heureux. On va essayer d’avoir une évolution qui va nous faire devenir une équipe plus performante encore. Je ne voulais pas que l’opportunité d’entraîner me soit donnée parce que je suis Rory Kockott. Je voulais mériter ce droit.

A t-il été facile de se fondre dans le moule et d’intégrer le staff de Pierre-Henry Broncan ?

Non, ce fut une formalité. C’était très facile de se fondre dans ce dispositif. Ils m’ont tous mis à l’aise et c’est un plaisir de pouvoir s’appuyer sur l’expérience de ces gars qui connaissent tous très bien le rugby français. Ça me permet de progresser et d’être plus efficace dans mon boulot.

En quoi consistera votre rôle ?

Je remplace "poste pour poste" Joe Worsley en tant qu’entraîneur de la défense. Le boulot touche à la défense, bien sûr, mais aussi à la circulation des joueurs…

Pouvez-vous nous en dire plus sur la méthode Kockott ? Comment travaillez-vous ?

Je parle et je communique beaucoup. Le plus important pour moi c’est de rester fidèle à ce que nous sommes. Je veux être comme je suis, surtout sur le terrain. Dans la façon dont je m’entraîne mais aussi dans la façon dont je suis en tant qu’homme. Il faut avoir du recul dans la relation que l’on a avec les joueurs, pour en sortir le meilleur sur les matchs.

Les joueurs, justement, sont pour la plupart vos anciens coéquipiers. N’est-il pas trop difficile de coacher des copains avec qui l’on s’entraînait il y a à peine trois mois ?

Nous sommes tous des professionnels intelligents. cela doit être bizarre pour eux mais dans le rugby, c’est quelque chose de plus ou moins normal d’être entraîné un jour par un gars plus âgé avec qui on a joué. Il faut que la relation soit naturelle. Il faut de l’honnêteté. Il ne faut pas être faux. La communication sera très importante, il faudra beaucoup se parler.

Vous êtes prêt pour plonger dans le grand bain de la saison ?

Oui, on sait tous les erreurs que nous avons commises la saison passée, notamment en finale. À nous de grandir et de se servir de tout ça pour progresser encore.

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