Martinez : « On était dans une obligation de rachat »

  • Jules Martinez : « On était dans une obligation de rachat »
    Jules Martinez : « On était dans une obligation de rachat »
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L’ancien narbonnais a réussi sa première à Albert-Domec. Il revient sur ce premier succès de la saison.

Vous avez décroché votre premier succès de la saison. Quel est le sentiment qui domine ?
Tout d’abord, quand un match se concrétise par une victoire, la joie vous enveloppe. Au sein de tout le groupe, de toute l’équipe, il y a une immense satisfaction d’autant que cette victoire a été acquise face à une formation montalbanaise qui n’est pas simple à manœuvrer. Lors de la précédente journée, elle a dominé Nevers (29-20), elle est ambitieuse d’autant qu’à l’intersaison, elle a effectué un recrutement XXL. On savait que les Montalbanais avaient la ferme intention de confirmer leur succès de la journée inaugurale. De notre côté, nous étions prévenus.

À Colomiers, vous êtes passés à côté du sujet. Ce vendredi, la prestation de l’USC a été celle d’une équipe ambitionnant le Top 6. Comment l’expliquez-vous ?
On était dans une obligation de rachat. Il faut reconnaître qu’à Colomiers, nous avons été dans le dur, en souffrance. Nous n’avons pas trop trouvé de solutions. Dans la semaine, on a beaucoup travaillé au niveau de la vidéo. Pendant la mise en place de la rencontre, nous nous sommes bien investis physiquement. On a également beaucoup échangé entre nous. Pour ainsi dire, nous étions revanchards. De plus, c’était le premier match de la saison à Albert-Domec.Il fallait obligatoirement lancer cette saison par une victoire.

Vous construisez votre victoire en première période. Pendant quarante minutes, vous avez asphyxié cette formation montalbanaise. était-ce la consigne, de dominer l’adversaire pendant la première période?
L’encadrement avait insisté sur le fait qu’il fallait déplacer le jeu et l’adversaire. Si on avait usé et abusé du jeu au pied, on aurait facilité la tâche de Montauban. À l’entame, nous avons bien pris le jeu à notre compte par du mouvement. Après moins de cinq minutes de jeu, notre investissement était récompensé par un score de 8-0 au tableau d’affichage. ça nous met en confiance, alors que notre adversaire commençait à douter.

Sans vouloir remuer le couteau dans la plaie, l’an dernier avec Narbonne, vous perdez à la dernière minute face à Montauban (11-9). Je présume que ce soir, vous êtes doublement satisfait ?
L’an dernier avec le RCNM, la saison a été très dure sur le plan sportif. Justement, le match face à Montauban à domicile avait été une défaite un peu injuste. On perd à l’ultime minute (11-9). C’est une défaite qui nous avait fait très mal psychologiquement. Personnellement, j’en garde encore un mauvais souvenir. Ce soir, je savoure un petit peu plus cette victoire.

À Colomiers, la mêlée avait été la seule satisfaction de la soirée. Ce vendredi, la prestation dans ce secteur fut de nouveau intéressante...
La mêlée montalbanaise n’est pas la dernière venue. Lucas Seyrolle et Mirian Burduli sont d’excellents piliers. Je pense que nous avons pris le dessus sur notre rival à des moments clés de la rencontre. Depuis le début de la saison, on s’investit dans ce secteur de jeu sous les conseils éclairés de Mathieu Cidre. Au fil des jours, on trouve nos marques. Au sein du pack, il y a une belle complicité qui facilite bien des choses.

Vendredi prochain, Béziers se présentera à Albert-Domec. Pour un Narbonnais, un match face à Béziers reste un moment fort dans la saison ?
Avant de signer à Carcassonne, je n’ai connu qu’un seul club : Narbonne, de l’école de rugby jusqu’à l’équipe professionnelle. Depuis tout petit, une prestation face à Béziers, ce n’est pas un match comme les autres. Je ne vous cache pas qu’il me tarde d’être à vendredi prochain. Il y aura un beau défi à relever.

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Propos recueillis à Carcassonne par Didier Navarre
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