Pro D2 - Rouen, leader durable du championnat ?

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    Pro D2 - Rouen, leader durable du championnat ? André Roques - André Roques
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Avec une deuxième victoire en autant de matchs joués, Rouen se retrouve leader du Pro D2…
Il est tôt dans la saison pour en faire un acte établi, mais après toutes les galères que ce club a traversées, le public, le staff et les joueurs ont envie d’apprécier ce moment.

Si on s’en tient aux simples faits notables et comptables, Rouen a cette saison les moyens de remplir son principal objectif: se sauver le plus vite possible et finir au pire treizième, ce qui serait déjà une progression pour ce club qui attaque sa quatrième saison à ce niveau et lutte tous les ans pour son maintien. Le recrutement a été fait par le staff, cette fois-ci. Staff qui ne pourra pas dire comme l’an passé qu’arrivé tard (suite au départ de Richard Hill), il a eu à travailler avec un groupe qu’il n’avait pas choisi dans sa grande majorité.
On peut d’ores et déjà constater que Rouen a plutôt bien recruté. Des joueurs expérimentés et revanchards à chaque poste, et surtout une osmose réelle, une adaptation éclair, qui ont permis une mise en place et une compréhension rapide des tactiques. Au vu des trois premiers matchs (amical face à Vannes inclus), on ne peut que constater que ça fonctionne.
Autre signe fort: Rouen, en battant Colomiers, a réalisé une première, car jamais le club normand ne s’était imposé face à cette formation en quatre ans de Pro D2. Certes, le match aurait pu échapper aux Normands dans les dernières minutes, mais la maîtrise et la maturité rouennaise ont été réelles et solides. Encore un signe encourageant.

Un caillou de la chaussure de la division

Mais, des réglages sont encore à effectuer. Le nombre de pénalités concédées (dix-huit au total pour Rouen) montre un défaut dans la défense, limite notamment au sol. Certains choix, par exemple sur le coup de pied de Paul Surano directement en touche, vendredi en fin de match, alors qu’il y avait un cinq contre deux à jouer, montrent encore une marge tactique.
Physiquement, il y a encore du coffre à engranger. L’autre ailier Malcom Bertschy, pris de violentes crampes à la 50e minute et vite remplacé, avouait en fin de match ne pas avoir joué autant depuis quatre ans, lorsqu’il était en espoirs à La Rochelle.
Tous ces petits détails montrent donc que le chemin sera long, et qu’il ne faut en aucun cas s’emballer.
Rouen peut être, si ce n’est pas l’invité surprise d’un top 6, le caillou dans la chaussure de la division. L’équipe pénible à jouer, rugueuse, qui fait mal, à l’image de la troisième ligne, Fofana, N’Diaye, Burger, intransigeante face à Colomiers et qui a découpé tout le match, ne laissant jamais respirer l’adversaire.
Espérer plus? Dans le leadership du Pro D2, il y a parfois des fois un invité surprise. Mont-de-Marsan avait failli descendre il y a deux saisons avant de caracoler en tête l’an passé. Rouen peut donc en rêver, mais attention que le réveil ne soit pas douloureux. Le match du week-end prochain face à Vannes sera une première étape pour qui sait faire évoluer les objectifs au fil des semaines.
Pour rêver, Rouen aura aussi besoin d’un soutien populaire. Une fréquentation durable au stade ajouterait de la ferveur à la qualité de jeu proposé. Alors Rouen aura fini sa mue.

 

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Par Gaël LECOEUR
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