Mont-de-Marsan défait par Montauban : comme quoi, les Montois sont humains

  • Patrick Milhet (Stade Montois).
    Patrick Milhet (Stade Montois). Icon Sport - Icon Sport
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Ogre du Pro D2 de la saison dernière et leader avant cette cinquième journée, le stade montois a lourdement chuté à Sapiac. Une défaite comme une piqûre de rappel : les Montois, comme tout le monde, sont capables de subir une déculottée.

Jamais le Stade montois ne s’était affiché autant impuissant dans un match de saison régulière, depuis plus d’un an maintenant. Écurie impressionnante de régularité, qui avait marché sur le championnat de Pro D2 l’année dernière, Mont-de-Marsan arrivait encore avec le statut de leader du championnat et de favori sur la pelouse de Montauban ce vendredi. Mais à Sapiac, l’ogre de l’antichambre de l’élite s’est fait tout petit et a subi la loi des locaux, sans pouvoir réagir de quelconque manière. Les Landais ont carrément encaissé quarante-trois points, en se faisant dominer dans tous les compartiments du jeu. "On a pris une fessée, il faut l’accepter, concédait Patrick Milhet. Il n’y a rien à garder." Certes, Mont-de-Marsan avait fait le choix de se déplacer avec une équipe plutôt remaniée pour ce dernier match avant la fin du bloc. Mais c’était justement cette capacité à rivaliser quelle que soit l’équipe alignée qui faisait la force des Montois jusqu’alors. "On voulait créer une émulation dans le groupe en faisant ces changements et en mettant une équipe qui devait afficher du caractère. Mais je crois qu’on n’a pas la même définition du caractère", lâchait Milhet, quelque peu dépité.

Une fois, pas deux

Cette défaite, aussi frustrante, décevante ou humiliante soit-elle, n’est pas pour autant une raison de tirer la sonnette d’alarme du côté des Landes. Déjà, parce que les Jaune et Noir ont joué contre une équipe de Montauban intouchable ce soir-là, qui réussissait tout ce qu’elle entreprenait. Ensuite, parce que les contre-performances et les non-matchs arrivent à tout le monde, surtout en Pro D2. Patrick Milhet ne s’inquiétait pas plus que cela pour la suite : "Ça ne remet rien du tout en question, au contraire. Je pense que ça va servir de piqûre de rappel. Cela fait partie du sport. Si vraiment on doit faire un non-match dans la saison, au moins il est passé. Mais c’est comme un enfant : on a pris la fessée, maintenant il ne faut pas refaire deux fois les mêmes erreurs." Comme quoi, Mont-de-Marsan a de quoi faire peur à toutes les écuries de Pro D2, mais les Montois restent des humains.

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Yanis Guillou.
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