Top 14 - Le Stade français revient de Lyon rose bonbon

  • Le Stade français laisse filer de peu le bonus défensif.
    Le Stade français laisse filer de peu le bonus défensif. Icon Sport - Icon Sport
Publié le

Entre une entame spectrale et une fin de match mal négociée, le Stade français est reparti fanny d’un déplacement dont il aurait pu espérer beaucoup mieux.

Paris aurait-il pu réaliser le hold-up à Lyon ? Oui, cent fois oui, comme n’importe quelle équipe aurait pu le faire en terminant les trois dernières minutes de la rencontre à 15 contre 14, avec seulement un essai à marquer. Las, alors que les Lyonnais tardaient à se replacer pour botter ce dernier renvoi alors qu’ils ne menaient plus que 26-22, la fébrilité qui semblait les assaillir se déporta illico sur les épaules parisiennes, incapables de mener à bien ce dernier ballon. « Pourtant, stratégiquement, on ne sort pas si mal que ça de notre camp, se remémorait le capitaine Romain Briatte. On assure la réception, on met la pression au pied sur leur arrière... Malheureusement pour nous, Niniashvili a encore été très bon et a récupéré le ballon, tandis que notre ailier commet la faute de poser ses coudes au sol sur le contest. Sinon, la pénalité aurait peut-être été sifflée dans l’autre sens… »

Quesada : « On ne peut s’en prendre qu’à nous-mêmes »

Certes. Sauf que les Soldats roses ont bel et bien manqué ce moment crucial, concédant cette pénalité emballée dans la foulée par Baptiste Couilloud, à l’origine de cet essai du KO signé Niniashvili. Un acte manqué qui rappela cette entame de match complètement foirée, laquelle vaudra aux Parisiens tout autant de regrets que cette balle de match ratée. « Cela faisait deux ans qu’on repartait de Lyon avec la sensation d’être passé à côté de quelque chose, on souhaitait que cela ne se reproduise pas cette année, regrettait le manager Gonzalo Quesada. On n’y est pas arrivé et c’est d’autant plus frustrant que si nous avions subi des faits de jeu ces dernières saisons, comme des blessures aux postes de la charnière, on ne peut, cette fois, s’en prendre qu’à nous-mêmes. Nous avons été totalement absents pendant les vingt premières minutes et c’est exactement ce qu’il ne faut pas faire face à une équipe sous pression, qui a réussi à se libérer. »

Le reste de la partie ne peut ainsi que relever de l’anecdotique, puisque le Stade français est finalement reparti «bonbon» incapable de conserver ce bonus qu’il tenait entre ses pognes, et encore moins d’aller le rechercher, à un coup de pied près. « La seule satisfaction, c’est que, alors qu’on aurait pu être KO après l’essai lyonnais de la 79e, on est tout de même repartis de l’avant pour marquer cet essai en force qui nous donne la possibilité d’accrocher le bonus, positivait Quesada. La dernière transformation de Léo Barré ne nous l’a pas donné, mais sur le plan de l’état d’esprit, je n’ai que des félicitations à adresser aux mecs. » Une consolation qui ne fait guère avancer sur le plan comptable, néanmoins.

Cet article est réservé aux abonnés
Accédez immédiatement
à cet article à partir de
0,99€ le premier mois
Nicolas Zanardi
Voir les commentaires
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?