L'opinion du Midol : La Rochelle, une mi-temps pour se mettre à la hauteur

  • Teddy Thomas (au centre de l'image) a inscrit le deuxième essai rochelais.
    Teddy Thomas (au centre de l'image) a inscrit le deuxième essai rochelais. Icon Sport
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Apathique en première période, face à un Racing bien dans sa partie (6-17), le champion d’Europe est parvenu à renverser la table samedi soir (24-19), devant un Deflandre complet pour la 70e fois de rang en championnat. Ca valait bien, a minima, une remontada.

Jacques l’a finalement eue, la cerise sur son gâteau d’anniversaire ! Celle qu’il avait pourtant sans doute cru, à la pause, déjà envolée. Invité par le club à la caravelle – le soir de ses 70 ans – à donner le coup d’envoi fictif du 70e match à guichets fermés consécutifs en Top 14, cet habitué de Deflandre a d’abord assisté, impuissant, comme ses quelque 16 000 comparses en tribunes, à la leçon infligée par le Racing. Ou, serait-on tenté de dire, au sabordage d’un Stade rochelais méconnaissable, « totalement à côté de ses pompes », dixit Rémi Bourdeau.

Une première période du genre traquenard, vous voyez ? Des en-avants à la pelle, sept ballons perdus dans le jeu, deux lancers en touche contrés, pas loin de 15% de plaquages manqués, un essai encaissé sur la sirène…Bref, rien qui vaille. Quand, en face, une vaillante équipe du Racing emmenée par un Finn Russell en grande forme regagnait les vestiaires sur un 7-16 amplement mérité. Il faut croire que le bouillonnant Ronan O’Gara assis juste devant nous en tribune de presse, du fait de sa suspension, a trouvé les mots.

Une fois ressortis des vestiaires, non sans rester brouillons et imprécis, ses Rochelais ont trouvé les ressources pour ne pas gâcher la fête de cette fameuse 70e.  Cette fois, c’est le Racing qui n’a pas mis un orteil ou presque dans le camp adverse. Puni notamment, comme si c’était écrit, par un ex. En la personne de Teddy Thomas, pas dans son assiette jusque-là mais auteur de son premier essai en jaune et noir (68e). L’essai de la délivrance, que c’est chargé de transformer - depuis le bord de touche, excusez du peu - un Dillyn Leyds décidément en fusion face aux perches. Chapeau bas.

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Romain Asselin
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