Le champion montpelliérain est tombé chez lui

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    Le champion montpelliérain est tombé chez lui
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Timides et maladroits en deuxième période, les champions de France sont tombés à domicile pour la première fois de la saison.

Lors de la précédente journée et à l’occasion de la réception de la Section paloise (43-17), Philippe Saint-André et son staff avaient choisi de procéder à un important remaniement de leur effectif et de toute évidence, ce choix s’était avéré payant. Cette fois-ci, pour recevoir le Stade toulousain au GGL Stadium, la meilleure équipe du moment avait en revanche été titularisée dans l’Hérault et, à la charnière, Louis Carbonel, très convaincant depuis son arrivée chez les Cistes, retrouvait déjà son poste d’animateur de jeu. Au sein du paquet d’avants, Enzo Forletta, Brandon Paenga-Amosa, Florian Verhaeghe étaient tous de retour quand, en troisième ligne, Alexandre Bécognée et, surtout, le meilleur joueur du dernier Top 14 Zach Mercer revenaient aux affaires pour tenter de contrecarrer les plans d’Ugo Mola. Au vrai, seul le poste de trois-quarts centre, où Arthur Vincent, Jan Serfontein et Geoffrey Doumayrou sont encore absents, présentait a priori dimanche soir une zone faible. Dès lors ?

Après avoir reçu une première gifle en début de match par les attaquants toulousains, les Montpelliérains réagissaient aussitôt et Louis Carbonel, d’une superbe passe flottante, ouvrait l’intervalle à Anthony Bouthier qui aplatissait un essai magnifique. Inarrêtables, les Héraultais doublaient même rapidement la mise, par un essai en force d’Enzo Forletta. Sur cette première mi-temps, la charnière formée par Léo Coly et Louis Carbonel faisait des merveilles, croquant dans la ligne avec à propos, jouant la majorité des ballons à la main et occupant au pied lorsque les circonstances s’y prêtaient. Carbonel et Coly ? Ces deux-là, recrutés à prix d’or à l’intersaison, offrent indéniablement un nouveau visage à ce MHR que l’on savait fort sur les bases, solide à l’impact et discipliné mais auquel il manquait probablement un grain de folie…

Zach Mercer fut plus discret qu’à l’habitude

Mais alors, pourquoi ces gens-là se sont-ils soudainement arrêtés de jouer ? Malgré un talent évident, malgré la vitesse retrouvée d’Anthony Bouthier à l’arrière ou l’abattage d’Alexandre Bécognée, Yacouba Camara et Brandon Paenga-Amosa dans le combat au sol, les Montpelliérains, bien plus timides en deuxième période, ne parvinrent donc jamais à se dépêtrer des grosses pattes toulousaines. À ce sujet, l’habituel facteur X de l’équipe héraultaise, Zach Mercer, fut d’ailleurs totalement absent de cette rencontre, dominé qu’il fut sur les impacts par le colosse d’en-face, l’international français Selevasio Tolofua. À Montpellier, on regrettera également longtemps l’en-avant de Vincent Rattez, en fin de match et quasiment sur l’en-but toulousain, ou encore les deux échecs au pied de Louis Carbonel. Dimanche soir, le champion de France est donc tombé pour la première fois à domicile et tentera de rectifier le tir, à Castres, finaliste malheureux du dernier Top 14…

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