À Meaux, la gratuité face à la crise

  • L’école de rugby de Meaux a regonflé ses effectifs en proposant la gratuité. Simple et efficace.
    L’école de rugby de Meaux a regonflé ses effectifs en proposant la gratuité. Simple et efficace.
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Fédérale 3 - En offrant la licence jusqu’aux moins de 14 ans, le club seine-et-marnais a mécaniquement regonflé ses effectifs.

La saison dernière, le club des Servals (Ile-de-France) avait réussi le grand lancement de son école de rugby en regroupant, pour sa première journée, la bagatelle de quatre-vingt enfants. Ils venaient des environs de la ville de Vanves où le club est implanté. Une grande partie de cette réussite, dans ce club fondé par quatre frères, tenait à leur volonté de maintenir un prix de licence à 100 €, abordable à un plus grand nombre de familles. Quand on y arrive avec son frère, ce prix est même divisé par deux. Cette saison, cette école de rugby a fermé ses inscriptions depuis le 15 septembre, en raison de son immense succès. En Seine-et-Marne, au Pays de Meaux, pour des raisons de désaffection, cette politique de l’offre au plus grand nombre a été poussée jusqu’à la quasi-gratuité, pour l’euro symbolique.

Effectifs doublés

La covid avait décimé les rangs, sur les deux plateaux des écoles de rugby de Meaux et du Val d’Europe. En juin 2020, seuls cent-vingt enfants les fréquentaient encore. "Et comme partout ailleurs, ils n’avaient pas reçu tous les entraînements qu’on leur devait en raison de la pandémie, explique le président Jean-Marc Bernini. On voulait donc les rembourser mais c’était trop compliqué. Alors, on a offert la licence la saison suivante. Du coup, d’autres enfants sont venus et nous leur en avons fait profiter. Et l’idée a fait son chemin de reconduire l’opération."

Deux ans après, en septembre 2022, les effectifs ont augmenté de façon mécanique. La formation meldoise a retrouvé ses couleurs, avec deux cents licenciés inscrits dans ses deux écoles, et le succès de cette expérience a provoqué son extension jusqu’à la Coupe du monde 2023. Son coût : une enveloppe approximative de 42 000 € chaque saison. Le club perd 34 000 € de non encaissement pour les deux-cent licences, rajoutés aux 8 000 € versés à la Fédération pour la création de ces mêmes licences. "C’est cher mais cette opération fait tellement sens, que la mairie nous a suivis et nous aide à hauteur de 20 000 €, explique Jean-Marc Bernini. Pour nos partenaires institutionnels et privés, on s’est aperçu que c’était facilitant de présenter un projet de subvention aussi concret que l’ouverture du club au plus grand nombre."

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Guillaume Cyprien
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