Bourdon : « On s’est retrouvées dans le combat »

  • Pauline Bourdon (Demi de mêlée des Bleues).
    Pauline Bourdon (Demi de mêlée des Bleues). Dave Lintott / Icon Sport - Dave Lintott / Icon Sport
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Entrée en jeu précocement pour pallier la blessure de sa coéquipière et compagne Laure Sansus, elle dresse un constat sans concession de la prestation de son équipe, entre fierté et autocritique.

Que retirez-vous de ce match ?

Beaucoup d’engagement. Je crois que cela faisait longtemps qu’on n’avait pas mis un tel combat. Cela faisait partie de notre ADN mais on l’avait perdu. Je retiens donc notre défense, mais on a eu aussi beaucoup de mal à se dégager ou à attaquer. En tout cas, on a retrouvé notre engagement et c’était primordial de le faire avant le dernier match de poule et les phases finales.

Cette défaite bonifiée peut-elle lancer votre Mondial ?

C’est sûr, même. On s’est retrouvées. Cela faisait six ou sept matchs que l’on ne jouait pas très bien. Offensivement, on a encore beaucoup de choses à améliorer mais défensivement on a fait preuve de caractère et c’est le plus important ce soir.

L’équipe de France aura néanmoins besoin de tenir davantage le ballon à l’avenir si elle veut espérer mieux…

Ah oui, c’est sûr. On a maintenu les Anglaises dans la partie. On ne trouve pas une touche, on a du mal à se dégager, moi la première, mon jeu au pied n’a pas été performant. Pour "Caro" Drouin, c’était pareil… Du coup on avait du mal à sortir de notre camp, on rendait les ballons, et quand on les avait on ne les bonifiait pas. En tout cas on s’est retrouvées dans le combat, et ça fait du bien de sortir avec le sourire ce soir, ainsi qu’avec un point de bonus qui comptera.

Vous avez davantage attaqué en deuxième mi-temps…

Oui, mais nous sommes frustrées quand même car encore une fois, on n’exploite pas ces ballons. Je pense que notre dernière occasion avec Marine (Ménager, N.D.L.R.) aurait pu aller au bout, donc il y a encore beaucoup de travail au niveau offensif. Il faudra retrouver ce jeu offensif contre les Fidji tout en gardant notre rigueur défensive.

Comment avez-vous vécu votre entrée en jeu, sur la blessure de votre coéquipière et compagne Laure Sansus ?

C’était étrange en effet… J’étais déçue pour Laure parce que je ne savais pas ce qu’elle avait. Je n’étais pas bien sur le moment. Les filles m’ont rassuré en me disant qu’elle allait bien, alors j’ai basculé. Il fallait que je le fasse vite car l’équipe avait besoin de moi. Je l’ai retrouvée à la mi-temps ensuite. Malheureusement, la blessure fait partie du jeu.

Vous aussi, on vous a vu plaquer à tour de bras malgré votre gabarit réduit comparé aux Anglaises…

J’adore plaquer. Et puis quand tu vois tout le monde qui plaque autant, tu es obligée de te donner autant que les filles. Avec des filles comme Marjo qui font 25 ou 26 plaquages, il y a forcément un moment où elle ne peut pas tout faire. Après je ne vous pas cache pas que parfois, je me suis baissée et j’ai fermé les yeux !

Mentalement, ce match peut avoir un impact pour le reste de la compétition ?

Je le pense oui. Ce qui m’a frappé, c’est de voir les Anglaises sortir le ballon au coup de sifflet final alors qu’elles étaient dans nos cinq mètres. On les a faites douter. C’est ce qu’on voulait.

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